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La petite bête aux pattes jaunes sous surveillance

Le frelon asiatique, dévoreur insatiable d’abeilles, est sous surveillance dans le département pour tenter de ralentir, voire stopper, sa propagation.

Le premier dispositif de surveillance et de gestion du frelon asiatique voit le jour en Auvergne sur le département du Puy de Dôme. Un réseau de référents composés d’apiculteurs et de représentants communaux est en charge de localiser et de reconnaître les foyers infestés afin d’organiser la destruction des nids. Initié par les organismes à vocation sanitaire (GDS, GDSA et FRGDS), les administrations de tutelle (DDPP, SRAL, Préfecture) et la Fredon Auvergne, ils espèrent non pas éradiquer l’envahisseur mais ralentir sa propagation.

 

Un prédateur agressif

Le frelon asiatique aurait pu entrer dans le club très fermé des dix plaies d’Egypte. Vespa velutina dévore sans remord les abeilles ravageant ainsi les ruches et pire encore, déséquilibrant les écosystèmes. Plus petit (3 cm) et plus sombre que l’inoffensif frelon européen, il est arrivé clandestinement en France en 2004, suite à l’importation de poteries chinoises. Depuis, l’envahisseur vorace n’épargne aucune région française. « Sa nuisibilité est sans commune mesure » commente Frédéric Caray, de la Fredon Auvergne. S’attaquant directement aux abeilles, il perturbe l’activité de butinage, affaibli la colonie et entraine une diminution de l’activité apicole. L’Auvergne n’est pas épargnée par ces attaques. Le frelon asiatique a été observé pour la première fois dans le Cantal en 2007. Ce n’est qu’en 2011 dans l’Allier, que l’hyménoptère s’est révélé être impactant pour les ruchers. « Les signalements sont de plus en plus nombreux sur le territoire auvergnat. Les apiculteurs et les particuliers sollicitent, de manière accrue, les pompiers ou les désinsectiseurs professionnels pour détruire des nids de frelons. »

Face à cette situation les pouvoirs publics ont mis en place un dispositif de suivi et de gestion et pris un arrêté national en 2012 classant l’insecte comme un danger d’intérêt collectif.

La lutte s’organise

« Dans ce contexte, il incombait aux professionnels sanitaires de définir des mesures à mettre en place pour prévenir, surveiller et limiter les dégâts causés par le frelon dans la région » explique Frédéric Caray. Le nouveau dispositif de surveillance a permis de répertorier sur le Puy-de-Dôme 153 référents (communaux et apiculteurs). Au cours des dernières semaines, 89 d’entre eux ont été formés par la Fredon Auvergne avec le soutien du GDS et GDSA ainsi que plusieurs communes (Lempdes, Pont-du-Château et Aubière). La prochaine étape sera de « collecter et synthétiser les informations issues de leurs ob-servations afin d’établir une cartographie précise de la répartition du frelon ». Ce dispositif sera ensuite étendu à l’ensemble des départements auvergnats dès 2018.

Si vous observez un nid de frelon asiatique prenez contact avec la Fredon Auvergne : 04 73 91 15 18.

 

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