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La Limagne a très soif

Les cultures en Limagne ne sont pas épargnées par la sécheresse installée depuis l’été dernier. La situation est critique, «du jamais vu» selon Frédéric Moigny, le Responsable d'Equipe Agronomie de la Chambre d’agriculture.

Dans les parcelles les plus superficielles, le blé ne couvre plus la terre et mesure moins de 50 cm de haut.

«L’état actuel des céréales et du colza en Limagne est très préoccupant depuis un an ; il ne pleut plus sur notre plaine» explique Frédéric Moigny. Le déficit pluviométrique des 12 derniers mois supérieur à 50% est particulièrement important. «Mai est habituellement le mois le plus arrosé de l’année avec 80 mm d’eau à Clermont, or nous sommes scotchés entre 15 et 30 mm selon les secteurs» précise le Responsable d'Equipe Agronomie. «La situation se détériore de jour en jour, et le potentiel de rendement dans les sols superficiels est déjà très mauvais. Les parcelles de coteaux ne dépasseront pas les 30 quintaux, il ne reste plus de talle, un épi par pied subsiste encore, mais pour combien de temps !» De plus, alors que la floraison commence juste, avec 8 jours de retard, un épisode de chaleur est annoncé dans les jours à venir.

En orge la situation est «un peu meilleure» selon Frédéric Moigny. «Cette culture plus précoce est déjà au remplissage du grain, les peuplements épis sont à peu près corrects. Si le poids des grains est affecté par le sec, le rendement sera médiocre mais pas catastrophique».

La sècheresse suit la culture du colza depuis son semis en fin d’été dernier ; rien ne l’a épargné : absence de pluie pour la levée, ravageur à l’automne, méligèthes au printemps et sècheresse au moment de la floraison. «Certaines parcelles n’ont pas 5 quintaux de potentiel, elles n’ont jamais réussi à fleurir, à tel point que début mai, certains agriculteurs ont décidé de semer du maïs à la place. Mais le problème, c’est qu’il n’a pas assez plu pour faire lever le maïs, c’est un zéro pointé ! Deux cultures de suite en échec la même année, c’est du jamais vu».

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