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Maïs semence
La Limagne sous le stress de la castration

Les chantiers de castration ont commencé en Limagne. Il s’agit pour les producteurs de ne pas rater cette phase mécanique et manuelle, essentielle au processus de production de maïs hybride.

Les producteurs de maïs semence sont sur le qui vive, ils ont une dizaine de jours devant eux pour réussir une étape clé de la production : la castration. Cette année, 6 000 ha de maïs semence ont été implantés sur les terres de la Limagne contre 4 500 ha en moyenne les années précédentes. Une équipe technique d'une vingtaine de personnes est en permanence sur le terrain avant, pendant et après la castration pour conseiller et accompagner les agriculteurs tout au long de la culture. « En cette période haute de la production, notre rôle est de définir le stade optimale de la castration afin d'éviter l'autofécondation sur les rangs femelles et obtenir une semence de qualité qui répond aux normes de pureté définies par le Gnis (1)» explique Jérôme Lolive, technicien agronome chez Limagrain. Le raisonnement se fait selon la variété et en fonction de la parcelle, « chaque génétique a un comportement différent qui induit, notamment, sur les conditions de la castration. Il y a des variétés qui se castrent bien mécaniquement et d'autres pas du tout» poursuit Christophe Cautier, président du syndicat des producteurs de semences de maïs.
L'intervention de la machine à castrer est devenue incontournable sur les parcelles, (son efficacité est évaluée à 80%), « mais en aucun cas elle ne peut s'exonérer de l'intervention manuelle après un 2ème passage de la machine» indique le technicien agronome. Les normes de certification de la semence produite imposent en effet un travail de haute qualité. Les contrôleurs mandatés par le service officiel de contrôle visitent régulièrement les parcelles pendant la floraison. Le seuil de tolérances de pani-cules oubliées sur les rangs femelles est inférieur ou égal à 5 pour 1000 par visite et ne doit pas dépasser au final 10 pour 1000. « La marge d'erreur est donc faible ; elle peut avoir des incidences économiques importantes pour les producteurs » précise Christophe Cautier. De la qualité de la production dépend en effet l'obtention ou non d'une prime. Le contrôle qualité est réalisé en champs au Chili, à partir d'échantillons. D'où la nécessité de bien réussir la castration !
En moyenne ce sont chaque année 1,5 à 2 personnes par hectare qui sont employées pendant 10 jours pour la castration du maïs semence, soit près de 9 000 emplois saisonniers sur la plaine de la Limagne. Ce sont en majorité des jeunes de 14 à 18 ans qui participent à ces travaux, une belle occasion de se frotter au métier d'agriculteur et d'avoir une première fiche de paie.

(1)- Groupement national Interprofessionnel des semences et plants

 

Pour Christophe Cautier : « La castration mécanique réduit la main-d'œuvre à l'hectare de 140 heures à 60 heures/ha : un gain économique non négligeable pour le producteur et une réactivité plus efficace » .

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