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La Limagne betteravière en passe de battre son record

La Sucrerie de Bourdon tourne à plein régime depuis deux mois et annonce déjà un excellent rendement proche de 100 tonnes à 16 par hectare.

S’il est encore prématuré pour dresser un bilan définitif de la récolte de betteraves en Limagne, la Sucrerie Bourdon affiche néanmoins son optimisme, mettant en avant «une année exceptionnelle ». « La météo a été très favorable cette année pour la production betteravière. Nous avons eu l’eau et la douceur nécessaires à la germination de plus de 90% des surfaces. Au printemps, l’alternance de pluie, de soleil et de chaleur a favorisé le développement de la betterave et l’humidité moyenne a optimisé l’efficacité des désherbants et la restructuration des sols. Nous avons évité les fortes pluies et orages qui saturent les sols. Enfin, si le mois de juin a été sec, le climat et les températures douces de juillet et août resteront à jamais idéals ; pour la première fois depuis longtemps il n’y aura pas eu d’irrigation ces deux mois d’été » explique Christophe Ciecierski, responsable du service betteraves à Cristal Union secteur Bourdon.

Résultat : la récolte 2014-2015 sera abondante avec une production de sucre qui s’inscrira dans les grandes années. «Aujourd’hui nous sommes à 92 tonnes à 16, soit plus de 81 tonnes de racines à 17,7% de richesse, précise Gilles Berthonnèche, président de Bourdon. Le précédent record s’élevait à 89,7 tonnes à 16 en 2009 et 2011. Nous devrions atteindre entre 95 et 100 tonnes à 16 à la fin de cette campagne et 75 000 tonnes de sucre ». Un rendement particulièrement bon puisqu’il devrait se situer dans le peloton de tête du groupe Cristal Union et devant ceux des autres sucreries nationales.

Depuis le 9 septembre, l’usine tourne donc à plein régime avec une cadence de 4 000 tonnes moyennes de betteraves par jour. « Notre objectif est d’atteindre au final 4 100 tonnes/ jour et une plus grande régularité » indique Christophe Ciecierski. Contrairement aux années précédentes, la sucrerie d’Aulnat devrait fonctionner jusqu’à mi- janvier pour répondre à une campagne longue de 120 jours environ contre 70 jours habituellement.

L’après-quotas 2017

Mais les bons rendements de la campagne ne peuvent toutefois masquer la perte de 30 à 40% du prix en raison d’une récolte mondiale extraordinaire. Un pays comme l’Australie affiche en effet de gros rendements et « il suffit de 7 à 8 % de rendements supplémentaires pour diviser le prix par deux ; c’est toute la difficulté des matières premières telles que les céréales et la betterave » explique Gilles Berthonnèche. «Avec la chute des cours européens on rentre donc dans une période difficile. Les deux bonnes années au sein de Cristal permettront d’amortir ce prix, mais cela reste fragile ».

Les planteurs de Limagne pensent d’ores et déjà à l’après quotas 2017. Une enquête CAP 2017 lancée en septembre dernier devrait permettre de connaître leurs souhaits de poursuivre ou non la production après 2017. «L’objectif est d’avoir 700 à 1000 ha de surfaces betteravières supplémentaires (ndlr : actuellement la surface est de 5200 ha pour 426 planteurs répartis entre le Puy de Dôme et l’Allier). Il y a du potentiel tant dans l’Allier que dans le Puy-de-Dôme » conclut le président.

La betterave au plan national

Le cru 2014 constitue une très bonne campagne avec une production betteravière nationale d’environ 39 millions de tonnes, dont on va extraire plus de 5 millions de tonnes de sucre. Avec celles de 2009 et 2011, qui avaient été excellentes, la campagne 2014 fait partie des 3 meilleures années de toute l’histoire de la betterave et du sucre, indique le Centre d’études et de documentation du sucre (Cedus).

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