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Crise européenne
«La crise n’est pas la faute de l’Europe»

A l’heure où beaucoup s’interrogent sur le rôle et l’intérêt de l’Europe, quatre députés européens de la circonscription Massif central-Centre s’expriment sur la crise que traverse l’UE.

Les représentants des Centres d’information Europe Direct d’Auver-gne : de gauche à droite : Alain Marty (63), Anne Gaëlle Morice (03), Emilie Wagner (43), Renaud Soufflot de Magny et Nadine Pechuzal (15).

La semaine dernière, dans l’enceinte de l’école de Commerce de Clermont-Ferrand, quatre des cinq eurodéputés de la circonscription Massif central Centre(1), étaient invités par le Bureau d’information du parlement européen en France, à s’exprimer sur la crise et ses perspectives.

 

La fin d’un monde

De gauche comme de droite, tous s’accordent sur l’idée que cette crise «est pleine d’enseignements» et qu’ «elle marque la fin d’un monde». Pour Jean-Pierre Audy, président de la délégation française du PPE, « le moment est venu d’écrire les pages d’un monde nouveau, avec nos valeurs». Pour cet eurodéputé UMP, «l’Europe n’est pas responsable de la crise ; et l’euro n’est pas un problème mais une solution». Selon lui, les problèmes à résoudre en priorité, sont ceux de la stabilité financière des Etats membres, la régulation à l’échelle de l’UE du secteur bancaire, la surveillance des budgets des Etats membres et l’activation de la croissance. « On attend de l’Union européenne des grands plans d’investissement qui seront les moteurs de la croissance»précise-t-il.

Des orientations partagées, semble-t-il, par le député européen Ecologie les Verts. Jean-Paul Besset poursuit en effet : «ce n’est pas une crise de l’euro mais une crise des modes de gouvernance et des modèles de développement mis en place depuis plus de 30 ans, fondés sur la croissance et l’endettement, deux secteurs en crise aujourd’hui.» Pour Jean-Paul Besset, «la sortie de crise sera d’ordre politique et fédérale ».

 

Fédéral : le mot est lancé !

«A 27 il faut un patron à bord du bateau européen, explique Sophie Auconie (Nouveau Centre). L’Europe a besoin d’une réponse fédérale avec un président unique ». Même discours du côté du socialiste Henri Weber, qui prône «la création d’un pouvoir économique européen capable de mettre en place une stratégie de croissance et qui active une politique d’échan-ges». Pour cet eurodéputé membre du Groupe de l’Alliance des Progressistes et Socialistes et Démocrates au parlement européen, «c’est l’Union européenne qui garantira les dettes souveraines des états endettés». En réponse à la crise, Henri Weber propose « une stratégie différenciée de sortie de crise entre les pays du nord excédentaires, qui doivent mener une politique volontaire de relance de la consommation, et les autres qui doivent programmer dans le temps le retour à l’équilibre ». Et de proposer une taxe sur les transactions financières pour financer la relance de la croissance.

Invité autour de la table des eurodéputés, le président du Conseil régional d’Auvergne a pointé du doigt le défaut de gouvernance de l’Union européenne et l’absence de «véritable politique économique à l’échelle de l’Europe ». En réponse à la crise, René Souchon invite l’UE à «faire évoluer ses institutions, développer plus de solidarité entre les états, réguler le système financier, éviter les attaques spéculatives, remettre la croissance et l’emploi au cœur de l’Europe via des investissements». «L’Europe doit s’imposer comme une entité juridique propre» a-t-il conclu.

 

 

(1) Les députés européens : Jean Pierre Audy (UMP), Sophie Auconie (Nouveau Centre), Henri Weber (PS), Jean-Paul Besset (Ecologie les Verts).

A l’occasion de la venue des eurodéputés à Clermont-Ferrand pour le Forum Citoyen, Renaud Soufflot de Magny, chef adjoint de la Représentation en France de la Commission européenne, a rencontré les représentants des Centres d’information Europe Direct de la région Auvergne. L’occasion de prendre le pouls politique, économique et social local et de faire remonter les informations auprès de la Commission européenne. « Nous sommes les oreilles de Bruxelles »explique Renaud Soufflot de Magny. « Notre rôle est de trouver l’information essentielle et de la synthétiser auprès de la Commission». La Représentation en France a également comme mission de « prêcher la bonne parole ». « Nous devons communiquer l’Europe en nous appuyant sur divers relais ». Parmi ceux-ci : la presse régionale et nationale, les relais sur le terrain, notamment les Centres d’information Europe Direct, les réseaux conférenciers et de documentation européenne. « Les relais sur le terrain sont l’occasion pour nous de jouer la proximité et de toucher un public varié. Cela nous permet aussi d’approcher les élus locaux» précise le directeur adjoint de la Représentation. Il reconnaît que parler d’Europe n’est pas une tâche toujours facile, «surtout en cette période de crise où l’Union Européenne est stigmatisée ».
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