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Copagno
La coopérative ovine vote un plan d’action pour son avenir

La coopérative se donne une année pour tester une nouvelle organisation plus efficace et performante, dans le respect de la gouvernance professionnelle.

Après plusieurs semaines de débat au sein des assemblées de section de Copagno, les adhérents ont tranché, jeudi dernier en assemblée générale, sur la nouvelle organisation à donner à leur coopérative. Ils se donnent un an de réflexion ; une année de test durant laquelle le conseil d'administration de Copagno s'engage à revoir l'organisation interne et les modes de fonctionnement de la coopérative, tout en conservant son identité et ses principaux services. « Dans le contexte économique que traverse notre secteur, l'immobilisme et le repli seraient la pire des solutions pour la coopérative et ses adhérents, avance Paul Bony. Quelle que soit l'issue retenue, l'essentiel est de conserver une gouvernance ovine, permettant la maîtrise des orientations stratégiques » prévient le président.

Des orientations

Après des échanges avec l'assemblée, les adhérents ont validé un projet d'évolution. Construit sur « le maintien d'une gouvernance professionnelle », ce plan d'action prévoit la constitution d'un comité de pilotage professionnel, chargé du suivi de plan d'action défini par le Conseil d'administration ; le recrutement d'un cadre en vue de réaliser un état des lieux du fonctionnement de la coopérative, d'assurer l'animation quotidienne et le développement commercial; et la délégation (via une convention annuelle) de la fonction administrative générale au directeur de la Socaviac, sous contrôle des administrateurs de Copagno. «Au bout d'un an, au regard du diagnostic qui aura été réalisé et de l'état d'avancement des différents chantiers que nous aurons définis, nous pourrons alors étudier toute évolution possible entre les deux coopératives et/ou avec d'autres partenaires éventuels. Notre objectif étant d'améliorer le fonctionnement, la rentabilité et l'efficacité commerciale de notre système coo-pératif ovin» rappelle Paul Bony.

Une révolution technique

Pour Claude Font, président de l'AROA et adhérent de Copagno, « la clé de réussite de ce projet est le conseil d'administration. Il doit être soudé et engagé » Même constat pour Jean-Yves Foucault qui insiste sur « l'obligation de réussite. On a fait le choix d'être un outil collectif ; le conseil d'administration doit tout mettre en œuvre pour le maintenir et le faire évoluer vers plus d'efficacité et de performance ».
Un des premiers chantiers évoqué par la coopérative est « la révolution technique et sanitaire sur les élevages » ou : comment travailler l'impact de la productivité. « La productivité est le facteur numéro un du revenu des producteurs. C'est un angle sur lequel nous devons désormais travailler avec les éleveurs pour retrouver de la productivité numérique » propose Claude Font. Autre chantier de réflexion : la notion de service apporté par la coopérative à ses adhérents. « Sommes-nous prêts à payer un service parce qu'il répond à un besoin réel sur nos exploitations?» interroge Jean-Yves Foucault. Pour l'éleveur de la Limagne, il n'y a guère d'autres solutions pour contrer la diminution des financements des collectivités publiques « nous devons passer d'un système gratuit à un système où le service devient payant» explique-t-il. Une idée qui pourrait faire son chemin à condition toutefois « à ne pas remettre en cause le service collecte et l'accompagnement des jeunes qui font la différence entre une coopérative et un privé » remarque Bernard Barthélémy, administrateur.

 

Témoignage

Emmanuel Coste, membre du bureau de Copagno a profité de l'occasion de l'assemblée générale pour évoquer l'activité du Groupe Grillon, partenaire de Copagno. Le Groupe a démarré l'année 2008 avec une forte diminution de la consommation : - 17% à - 20 % selon les mois, et globalement sur l'ensemble de l'année c'est une baisse de - 10 % à - 25 % de la consommation enregistrée par le Groupe. Les premiers mois de 2009 ne sont guère plus optimistes avec -25 % de baisse de la consommation. « Nous devons faire face à la volatilité des clients et des marchés, et à la pression de la grande distribution en quête de maintien du niveau de ses marges » explique Emmanuel Coste. C'est dans ce contexte que le Groupe Grillon entame une restructuration de ses services via notamment, la reconstitution d'une équipe commerciale chargée de travailler avec tous les distributeurs, « il n'y a plus de tabou sur les évolutions des systèmes de commercialisation, nous devons voir tout ce qui est possible de développer en termes de distribution ». Grillon est également en phase de
« reformatage de ses outils d'abattage » avec l'augmentation de sa capacité d'abattage de 33 %, à travers d'éventuels partenariats.
Enfin, sur le plan technique, le Groupe investit dans la machine à classer « pour un meilleur accompagnement technique des éleveurs ».

 

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