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Installation
La carte à jouer pour s’installer : l’accès au foncier

Chaque année, Christian Liabeuf, président, rencontre des agriculteurs récemment installés pour connaître leur degré de satisfaction vis-à-vis des services rendus par la Safer d’Auvergne.

«Je tiens à rencontrer sur leurs exploitations, des personnes qui ont bénéficié de nos services pour s’installer agriculteurs. » Christian Liabeuf qui préside depuis plusieurs années la Safer d’Auvergne, a ainsi discuté depuis, avec plusieurs jeunes installés, en leur demandant de lui indiquer, sans concession, leur degré de satisfaction. « On sait que l’un des soucis principaux auxquels ils ont du faire face, c’est l’accession au foncier. Je souhaite connaître les difficultés qu’ils ont rencontrées, examiner quels appuis la Safer leur a fournis et comment, afin que nous progressions dans l’efficacité du service rendu, en collaboration notamment avec la Chambre d'agriculture. »

En août dernier, accompagné d’Edouard Richard, conseiller foncier, il s’est rendu sur trois exploitations de la Pra Livradois-Forez pour échanger avec des agriculteurs aux parcours différents. Ils ont tous souligné la difficulté de concrétiser le plan de financement des projets du fait des conditions plus restrictives exigées par les banques.

 

Gaec de Pelupe à Aulhat-Saint-Privat

Sylvain Deltour travaillait dans une entreprise, « mon patron m’a averti que du foncier se libérait près de l’élevage familial, à la suite d’une liquidation judiciaire. Il savait que je voulais m’installer. Je me suis porté candidat en concurrence avec 16 autres auprès de la Safer, propriétaire de cette exploitation, comprenant 37 ha d’un seul tenant plus un bâtiment. J’ai envoyé ma demande à la Safer, monté mon dossier d’installation». La commission cantonale et le comité technique départemental, après étude de chaque candidature, se sont prononcés en sa faveur retenant en priorité l’installation. Bien qu’il ait acheté un bâtiment et des parcelles peu entretenus, Sylvain se déclare satisfait de s’être associé en Gaec avec son père, pour conduire un troupeau de vaches allaitantes et laitières et une production céréalière, sur leur exploitation. «La Safer a-t-elle répondu à vos be-soins?» a questionné son président. «Je regrette que vous n’ayez pas mis l’exploitation en fonds de stockage(*). Mais l’intervention de la Safer a permis d’éviter la vente aux enchères. »

Gaec du Cheix à Tours-sous-Meymont

A la demande d’un exploitant qui veut vendre son bâtiment et louer 65 ha, la Safer met en place une Convention de mise à disposition d’un an, pour faire exploiter les terrains pendant la campagne 2011. Le but ? Avoir du temps pour trouver un acquéreur et continuer d’entretenir les propriétés (8 exploitants en bénéficieront).

Christian Liabeuf a rencontré Agnès Puissochet qui s’est installée en Gaec en élevage allaitant et laitier, avec son époux et son beau-frère. « Nous avons acheté le bâtiment avec sa salle de traite, bénéficié d’une intermédiation locative via la Safer pour la transmission des fermages. » Président et jeune agricultrice révèlent leurs objectifs communs : protéger l’unité laitière, maintenir la production. C’est chose faite, et les associés ont même amélioré les conditions de travail, notamment au niveau de la traite. Que penser de la collaboration avec la Safer ? « Face à un cédant qui voulait vendre et louer très vite, je me suis installée rapidement, grâce notamment à l’appui de cette organisme et de son conseiller. »

Gaec du Bois Doré à Fournols

La Safer acquiert fin novembre 2008, une exploitation d’environ 70 hectares avec un atelier de transformation, une étable et 31 ha vendus par leur propriétaire qui arrête son activité.

Nicolas et Frédéric Raoul s’installent hors cadre familial en Gaec en élevage laitier, et transforment une partie de la production en fromages. « Dans l’ensemble la transmission s’est bien passée, d’autant plus que nous avons pu bénéficier du fonds de stockage* mis en place par la Safer.» Ils ont racheté l’exploitation en 2011. Un souci ? a demandé Christian Liabeuf. « En effet sur deux points : la reprise de bâtiments et de matériel agricole en mauvais état qui nous a conduits à investir rapidement sur notre exploitation, et le manque d’autonomie fourragère ».

Edouard Richard a rappelé sur ces propos, que les reprises d’exploitations doivent aussi se plier aux exigences des cédants et que les valeurs d’expertises sont bien évidement conformes avec la vétusté des biens.

Ces rencontres annuelles permettent au président de la Safer et au technicien de s’assurer de la bonne conformité des décisions d’orientation foncières de la Safer avec le schéma agricole départemental et les besoins des porteurs de projets. Malgré les difficultés rencontrées (financement, pénibilité du travail…) aucun des trois attributaires rencontrés ne regrettent leur choix d’être agriculteurs.

La Safer d’Auvergne

Pour faciliter le volet foncier de la politique d’’aménagement et de développement durable du territoire rural, la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural à pour mission :

- l’installation et la transmission d’entreprises agricoles ;

- l’aménagement du territoire en zones rurales et périurbaines avec les partenaires publics ;

- la régulation et la mise en transparence du marché foncier rural ;

- la Préservation des paysages, de l’environnement et des ressources naturelles.

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