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Inauguration d'une station de traitement spécifique du lactosérum fermier

LACTOSERUM La commission lactosérum de l'ISN(1), constituée de producteurs fermiers, d'affineurs et des deux collecteurs, a mis en place une station de traitement du lactosérum fermier.

En tenue réglementaire, Dominique Prugne, Louis Giscard d’Estaing, Martine Bony et Serge Pichot ont visité le site de Tauves.

Au centre des préoccupations environnementales de la zone AOP Saint-nectaire, la collecte et la valorisation du lactosérum connaissent une nouvelle organisation au profit des 208 producteurs fermiers de l'appellation. Inauguration de la station de prétraitement à Tauves, le 14 avril.


Lancement de la station de prétraitement

L'ISN a mis en place une station de prétraitement spécifique au lactosérum fermier, en amont de la tour de pré-concentration de Bonilait à Tauves. « Cette démarche permet un traitement d'un sérum AOP dans la zone AOP », félicite Dominique Prugne, Président de Lactoservice. La société Lactoservice, créée en juin 2015, gère l'organisation de la collecte, les contrats producteurs et les relations avec Bonilait et l'acheteur de crème. Côté financement, « les collectivités ont joué le jeu, c'est exemplaire en termes de montage financier avec une participation de l'Europe, de l'État, de la Région et du département », estime Serge Pichot, conseiller départemental délégué en charge de la politique agricole et forestière. Les investissements ont été financés par Lactoservice à hauteur de 600 000 euros HT, dont 50 000 euros alloués par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme et 120 000 de prêt à taux 0 du Conseil régional Auvergne. La société Bonilait a quant à elle investi dans un bâtiment hébergeant la station, pour un montant de 170 000 euros HT.


Par et pour les producteurs

75 producteurs ont répondu présents pour participer en tant qu'actionnaires de la société Lactoservice. « Le projet permet aussi de fédérer et de mutualiser les agriculteurs», souligne Martine Bony, conseillère départementale du canton d'Orcines et maire de Vernines. Le dispositif permet à ce jour de collecter 15 millions de litres de lactosérum, ensuite transformé en matière grasse industrielle ou séché en poudre. Pour Dominique Prugne, les avantages sont multiples:  «d'un sous-produit qui peut être embarrassant dans les fermes, on en fait un produit valorisé. Cela donne une image de marque de l'AOP ». Préservation de l'environnement, des fosses et des prairies, le dispositif peut même apporter une valorisation aux producteurs quand les cours de la poudre de lactosérum sont hauts (ce qui est le cas actuellement). Après 8 mois de fonctionnement, la station est toujours à la recherche de ma-tière première, avec une capacité de traitement de 25 millions de litres.

 

Mise en oeuvre d'une politique agricole

« Je suis heureux de voir que les différents acteurs du territoire se mobilisent pour le faire vivre, et aussi pour conserver leur savoir-faire. Je suis heureux de voir que la politique agricole départementale est bien mise en oeuvre. Nous souhaitons le développement d'une agriculture durable, rémunératrice et respectueuse de l'environnement », a salué Serge Pichot. Bien que l'agriculture ne soit pas une compétence obligatoire du conseil départemental, elle reste un sujet primordial car c'est un pilier de l'économie départementale. Quant à Louis Giscard d'Estaing, représentant le Conseil Régional Aura, il «constate l'aboutissement d'un beau processus, bravo. C'est un outil au service des producteurs et du territoire donc le Conseil régional en est le partenaire. On continue à structurer la filière au service des producteurs. C'est un outil qui contribue au dynamisme de l'AOP. La Grande Région fait de l'agriculture une priorité ».

 

(1) Interprofession du Saint-Nectaire

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