Aller au contenu principal

INTEMPERIES
Grêle : et après ?

Alors que les orages de grêle ont dévasté cultures et bâtiments le week-end de la Pentecôte, les agriculteurs éprouvés par ce nouvel aléa ont besoin de réponses.

Tournée calamités des Combrailles : un point de départ pour bâtir le dossier « calamités ».

Une large frange du département a subi des dégâts de grêle importants : toitures, matériel, fourrages sur pied et stockés, cultures ont été endommagés sur les Combrailles, le nord du département et les secteurs de Puy-Guillaume, Thiers, et Orcines. Que faire après avoir établi le constat ? Comment limiter l’ampleur des dégâts ?

Une « tournée calamités » pour débuter le processus de classement

Mercredi 8 juin dernier, deux tournées « calamités » en présence de la Chambre d’Agriculture et de la DDT ont été conduites sur les secteurs les plus touchés. De part et d’autre du département, même constat, « mes bâtiments sont tous détruits, mes prairies de fauche sont complètement grêlées, quant aux céréales, il ne reste plus rien », confie Jérémy Lamadon, éleveur à St-Priest-des-Champs ; dont le village a été bien impacté avec des dégâts également dans les maisons d’habitation. Les agents de la DDT reconnaissent l’importance des dégâts et vont débuter les expertises : « la tournée calamités est un point de départ à l’étude des dossiers calamités pour évaluer les pertes et bâtir une demande d’indemnisation étudiée en Commission nationale de gestion des risques agricoles. Il peut y avoir deux types de dossiers : les pertes de récolte pour ce qui n’est pas assurable et les pertes de fonds, qui correspondent à des dégradations des moyens de production ».

Des inquiétudes fortes et des interrogations

« J’ai ensilé mes céréales, sans trop bien savoir ce que cela pourrait donner », explique Yoann Chaffreix, éleveur à Biollet. Comme lui, les agriculteurs ne savent plus comment reprendre au mieux les cultures et fourrages, pour éviter d’alourdir encore les pertes. Pascale Faure, conseillère fourrages à la Chambre d’Agriculture, conseille de « faucher pour sortir l’herbe au plus vite des parcelles et permettre une nouvelle repousse ». Quant aux cultures, il faut bien sûr juger en fonction des pertes, mais ressemer rapidement peut-être judicieux. Les éleveurs sont inquiets « on a l’impression d’enchaîner les aléas, le sec, la grêle,… il y a toutes les années quelque chose de travers ! », s’exclame un agriculteur.

Des craintes sur les délais

Les agriculteurs soulignent la présence des assureurs, qui ont ouvert exceptionnellement pour déclarer les sinistres. « Les experts ont commencé de passer, mais comment seront indemnisés nos bâtiments couverts en fibrociment, comment allons-nous faire pour désamianter puis recouvrir d’ici cet hiver avec les pénuries de main- d’œuvre et de matériaux que nous connaissons ? » s’interrogent-ils. Aussi, beaucoup ont des bâtiments âgés, et « recouvrir à neuf peut être selon les garanties d’assurance un surcoût important pour les exploitations, sans produits d’exploitation pour les financer ! A cela s’ajoute les frais de rachat d’aliments, de fourrages, de paille… C’est une charge financière conséquente sans parler du moral qui est aussi entamé de voir son travail saccagé en une dizaine de minutes », explique Richard Randanne, membre du bureau FNSEA 63. 
A l’heure où nous bouclons le journal, une réunion d’informations est prévue sur les secteurs impactés, pour revenir sur les précautions à prendre concernant les assurances, la PAC,… Le Conseil régional a validé un accompagnement des exploitations sinistrées, tant sur un volet matériel (bâches…) que financier. « Mais il faut aussi un accompagnement rapide pour ceux qui ont perdu leurs récoltes passées et à venir », rappelle l’un des agriculteurs.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Sécheresse 2022, TéléCalam ouverte jusqu'au 2 février
La déclaration des surfaces sinistrées est ouverte et concerne 179 communes puydômoises.  
16 communes du Puy-de-Dôme entrent en zone de surveillance et en zone réglementée suite à un foyer d'Influenza dans la commune limitrophe de Flayat (23).
La grippe aviaire aux portes du Puy-de-Dôme
Un foyer a été confirmé en début de semaine sur la commune limitrophe de Flayat en Creuse, une zone de surveillance et une zone…
La nouvelle aide bovine UGB pour 2023 : quels changements et à quelle date faire la déclaration ?
Parmi les changements importants de la prochaine PAC, l’aide bovine devient une aide à l’UGB bovin de plus de 16 mois. La FRSEA…
Loup
Le Puy-de-Dôme passe en cercle 3
Toutes les communes sont éligibles au financement des chiens de protection.
Dans l'Allier, l'OUGC décide de la répartition des volumes d'eau.
Gestion de l’irrigation par Organisme unique, quelles conséquences ?
Mercredi 18 janvier, le Syndicat des irrigants individuels (SII) a convié ses adhérents et plus largement les irrigants…
Les assurances et leurs fonctionnements demeurent identiques, notamment en grandes cult
Nouvelle assurance multirisques climatiques : regarder au cas par cas
Dans le nouveau cadre en 2023 pour l’assurance multirisques climatiques, grandes cultures, prairies, arboriculture et viticulture…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole