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FCO
FCO : une nouvelle étape franchie vers la vaccination par les éleveurs

Les pouvoirs publics ont annoncé leur décision de rendre la vaccination contre la Fco volontaire. La Fnb et Gds France se félicitent de cette décision.

Michel Combes, président des Gds Auvergne et Marc Gayet, président des Gds France.

32348 foyers de Fco en 2008, 83 en 2009 et un seul foyer à ce jour en 2010. La maladie apparaît désormais maîtrisée sur le territoire. C'est la raison pour laquelle le ministère de l'Agriculture a annoncé le 21 juillet à l'issue d'un comité national de suivi, sa décision de rendre la vaccination contre la Fco volontaire à compter de la prochaine campagne de prophylaxie, sauf pour les animaux nécessitant une certification de vaccination.

Responsabilisation des éleveurs 

La Fédération nationale bovine s'est félicitée de cette initiative gouvernementale qui ouvre la voie « à une plus grande responsabilisation des éleveurs » et qui devrait leur permettre de procéder eux-mêmes à la vaccination de leur cheptel de souche. Ceci étant, la Fnb ne souhaite pas baisser la garde et appelle « à une vaccination massive seule garante du cheptel français et de la pérennité du métier d'éleveur ».

Néanmoins, reste à résoudre le sort des animaux vivants qui font l'objet d'échanges intracommunautaires. La Fnb demande au ministère de l'Agriculture de définir avec ses homologues italiens et espagnols les nouvelles conditions d'exportation.
Très impliqué dans ce dossier, le Gds France, par la voix de son président Marc Gayet, a exprimé la profonde satisfaction du réseau des Gds devant la décision prise par le ministère de l'Alimentation. « Cette proposition avait été avancée par Gds France dès l'année dernière ; nous nous félicitons que le droit rejoigne aujourd‘hui le bon sens. Il appartiendra à chaque éleveur de prendre ses responsabilités et le réseau des Gds sera à ses côtés pour l'informer et le conseiller», a expliqué le président.

 

 

Continuer à protéger le cheptel

La très bonne situation française au regard de la Fco cette année résulte largement de la vaccination de masse mise en œuvre sous l'autorité de l'Etat et dont le financement avait été assuré par les pouvoirs publics. Toutefois, cette situation ne doit pas masquer la persistance des risques de résurgence de la maladie selon l'Anses (ex Afssa)
Dans ces conditions, Gds France considère « qu'il est essentiel de ne pas baisser la garde et que, de manière volontaire, les éleveurs doivent continuer de protéger leur cheptel par une vaccination de masse de leurs animaux, soit par eux-mêmes, soit par leur vétérinaire praticien dans un cadre tarifaire libéral ».
Pour attendue et justifiée qu'elle soit, cette décision ne lève toutefois pas toutes les incertitudes qui pèsent encore sur la prochaine campagne, notamment en ce qui concerne les modalités d'échange des animaux avec nos principaux partenaires :
• Pour les animaux en âge d'être vaccinés et destinés aux échanges (notamment les broutards), ils devront continuer d'être vaccinés par le vétérinaire sanitaire; cependant, dans le cadre de l'accord bilatéral en vigueur entre la France et l'Italie, l'évolution vers une vaccination volontaire n'obligera plus à une vaccination des cheptels de souche par le vétérinaire sanitaire.
• Pour les jeunes animaux non encore vaccinables, la réglementation oblige à ce qu'ils proviennent de cheptels valablement vaccinés. Sur ce sujet, Michel Combes, Secrétaire général, qui, accompagné par Jean-Paul Dufour et Gilles Lavollee, membres du Bureau, a rencontré en début de semaine les Chefs des Services Vétérinaires espagnol et italien, considère que « nos interlocuteurs ont été particulièrement attentifs aux propositions que nous leur avons présentées ; plus largement, nous pouvons avoir bon espoir que l'Administration française obtienne rapidement un accord permettant une fluidification des mouvements commerciaux tout en maintenant une garantie sur le haut niveau de sécurité sanitaire de nos animaux et cheptels ».
« Dans la lutte contre la Fco, rien n'est encore définitivement gagné ! a conclu le président de Gds France. Les annonces d'aujourd'hui contribuent à améliorer le dispositif de lutte qui s'appuiera fortement sur les éleveurs. Les Gds qui, par leurs propositions sérieuses et responsables, auront largement contribué aux évolutions actuelles, continueront d'être aux côté des éleveurs comme ils le sont depuis toujours ».

 

 

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