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FCO: « Le ministre attendu au Sommet de l'élevage pour apporter des solutions »

Les éleveurs du Massif central (FRSEA- Berceau des races à viande) souhaitent que les protocoles sanitaires d'exportation soient renégociés au plus vite pour permettre au commerce de reprendre rapidement.

Stéphane Le Foll lors du Sommet de l'élevage 2014.

 

 

 

« Les heures perdues, c'est de l'économie qui s'envole ». Pour David Chauve, producteur de lait et de petits veaux dans le Puy-de-Dôme, les calculs sont vite faits. Depuis trois semaines, et la détection du premier cas de FCO, tous les échanges sont au point mort. Les bêtes, broutards ou autres qui devaient rejoindre une autre région française ou un autre pays sont encore sur les exploitations.

« Les vaccins ont mis plus de quinze jours à arriver si bien qu'au mieux les bêtes pourront partir dans un mois et demi, deux mois », explique David Chauve. Et au mieux, puisque la profession est toujours dans l'attente d'information du ministère concernant les protocoles d'exportations.

« C'est le ministère qui doit négocier avec les pays clients les modalités d'octroi des certificats sanitaires. Au début de la crise, la profession agricole avait fait des propositions en faveur de la vaccination et des tests virologiques qui sont 100% fiables », rappelle Patrick Bénézit, président de la FRSEA Massif central. Mais depuis, ces propositions semblent rester lettres mortes, puisque rien avance, les échanges sont bloqués.

 

Rendez-vous au Sommet

 

« D'ici la fin de l'année, de cette grande zone du Massif central doit sortir un demi million d'animaux en partance pour le reste de la France ou de l'étranger. L'hiver arrive, la place n'est pas là, la nourriture non plus. La situation est donc plus que préoccupante. La production est figée dans les exploitations où les ventes sont suspendues à des décisions qui n'arrivent pas », s'emporte Patrick Bénézit.

Pour lui, comme pour Pascal Lerousseau, président du Berceau des races à viande, il y a un réel problème de réactivité au ministère. « Au vu de la situation plus que tendue, le ministre doit faire le boulot et obtenir les certificats sanitaires qui permettent au commerce de reprendre dans les meilleurs délais ». Obtenir la réduction des délais de rétention des animaux après le rappel du vaccin¹ et/ou passer au test virologique, telles sont les deux demandes des responsables professionnelles. « Il est de la responsabilité du ministre de venir annoncer des avancées significatives au Sommet de l'élevage », estime Patrick Bénézit.

 

Sophie Chatenet

 

¹ Le vaccin contre la FCO nécessite deux injections à 20 jours d'intervalle. Certains protocoles prévoit l'export des animaux possible seulement 60 jours après le rappel.

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