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Installation
« Et si je faisais carrière dans l’agriculture ? »

Vendredi 23 octobre, la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme accueillait une trentaine de porteurs de projets venus glaner des informations sur le parcours à l'installation et échanger avec des conseillers.  

Vendredi 23 octobre, la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme accueillait une trentaine de porteurs de projets

S'installer en agriculture ne s'improvise pas. Quel que soit le projet, il doit être mûri, réfléchi, accompagné et bien ficelé.  Ce sont là les messages de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme qui, vendredi dernier, organisait à Aubière une journée d’échanges sur l’installation.
Entre présentation, ateliers et conférences, chacun des participants pouvait trouver les clefs indispensables à la poursuite ou à la mise en place de son projet. " Sur les 400 projets que nous recevons chaque année au Point accueil Installation (PAI) une centaine est traitée en CDOA ; que deviennent les autres ? C’est pour ne pas laisser ces dossiers de côté que nous avons imaginé cette journée " explique André Tisserand, responsable du PAI à la chambre d’agriculture. Après une présentation de la ferme du Puy-de-Dôme et des opportunités en installation dans le département (lire par ailleurs), les participants, regroupés en quatre ateliers, ont pu présenter leur projet individuel aux autres candidats, en présence d’un élu chambre et d’un conseiller installation. " Pas question pour nous de porter un jugement sur vos projets mais de vous apporter des pistes de réflexion pour vous aider à avance " rassure Baptiste Arnaud, 1er vice-président de la Chambre d’agriculture.


Des profils et des besoins très divers


L’exercice est difficile car à chaque présentation c’est une tranche de vie qui se dévoile. Pour Nadège, ancienne commerçante et agent hospitalier, le retour sur les terres familiales est un besoin.  Issue d’une famille d’agriculteurs, elle souhaite aujourd’hui se reconvertir en se lançant dans le maraichage et pour la production de petits fruits en vente directe " mais j’ai peur de ne pas y arriver économiquement " explique-t-elle.
Cédric, ancien ostréiculteur, a quitté sa région pour le Puy-de-Dôme et la production de fruits rouges. Il possède un bâtiment, du foncier mais son projet est au ralenti, " j’ai besoin d’être accompagné davantage " reconnait-il. Valérie est aux prémices d’une reconversion professionnelle. Enseignante, elle projette de créer une micro ferme pédagogique sur des terres familiales. Mais se pose pour elle la question du foncier et du fermage en cours. Avant d’envisager l’accueil elle doit aussi réfléchir à quelle activité économique développer, et donc se former techniquement sur une production.
Emilie a travaillé 15 ans dans la microbiologie avant d’arrêter pour étudier une éventuelle installation en production de fruits rouges. Elle a enquillé différents stages pour se faire une idée du métier et suit aujourd’hui une formation bac pro horticole par correspondance. " Mon frein essentiel est le foncier, je dois le sécuriser " explique la jeune femme.
Quant à Marie Joseph qui avance pas à pas depuis deux ans dans un projet de découverte de plantes sauvages comestibles, elle a besoin aujourd’hui " d’assurer pleinement la partie production ".


Des étapes incontournables


La présentation des projets a permis de mettre en lumière les étapes essentielles à leur construction : être bien accompagné, savoir s’entourer et avoir un réseau. Être fouineur dans l’âme, oser frapper aux portes pour aller voir ce qui se fait et ce qui marche. Se former avant, pendant et après- même sans DJA- dans l’objectif d’apprendre un futur métier et de le faire évoluer. Être persévérant(e) notamment dans la recherche du foncier qui reste " le nerf de la guerre " de tout projet. S’aguerrir à la négociation pour savoir se positionner dans les relations commerciales notamment ; agir en mode chef d’entreprise.
La restitution des groupes a mis également l’accent sur la nécessité d’avoir une étude de faisabilité sur 4-5 ans permettant d’étudier les types de financement à aller chercher ou les subventions à dénicher. C’est aussi une demande incontournable des banques pour prétendre à un prêt.
" Devenir agriculteur c’est prendre la dimension de votre installation dans l’environnement économique du moment : les outils, les filières, les marchés, le juridique etc… Et sur toutes ces questions, un jour ou l’autre, vous aurez besoin de faire appel à une structure agricole a expliqué Baptiste Arnaud. C’est notre devoir à la chambre d’agriculture de vous informer. Notre objectif dans l’accompagnement est de ne pas vous mettre dans la galère mais de pérenniser votre installation. Le réseau chambre d’agriculture est une force pour trouver les compétences nécessaires à chaque projet. "

 

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