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Et pourquoi ne pas investir dans les essences nobles ?

Dans les sols riches de la plaine, il est possible d’envisager la plantation d’essences nobles dans une haie brise vent et de réaliser ainsi un investissement doublement avantageux.

«Les arbres sont un capital qui peut rassurer des financeurs» explique Stéphane Hekimian de la Mission Haies Auvergne.

Chaque année dans les secteurs de plaines, les agriculteurs sont nombreux à replanter des haies. Le premier objectif de cet aménagement végétal est de réduire le phénomène d’érosion éolienne ayant un impact significatif sur la production céréalière ou les animaux. Un aménagement alors indispensable auquel il est possible de donner une seconde vocation. Dans les sols riches à faible altitude, pourquoi ne pas intégrer des essences nobles et réaliser ainsi un investissement à long terme ?

Lier l’utile à l’avenir

La présence de haies sur son exploitation a plusieurs avantages. Stéphane Hekimian, de la Mission Haies Auvergne, liste un certain nombre d’entre eux. «Une haie brise-vent va ralentir la vitesse de l’air et limiter le stress sur les semis, les blessures par le transport de terre voire l’enfouissement. Les arbres protègent au sol entre 15 et 20 fois leur hauteur. De plus, la présence d’arbres va favoriser la présence d’auxiliaires qui seront prédateurs de certains ravageurs».

La constitution d’une haie brise-vent répond à quelques règles dont celle d’implanter plusieurs essences d’arbres. Dans ces dernières, il est possible d’intégrer des essences dites nobles. Merisiers, cormiers, alisié torminale ou encore poirier sont autant d’arbres dont le bois noble peut offrir une plus-value d’ici 20 ou 30 ans. «La haie répondra à la fois au besoin de brise-vent et de bois d’œuvre car ces essences, se sentant concurrencées par les autres, se développeront en hauteur pour aller chercher la lumière. De ce fait, leur tronc sera haut».

Un subtil entretien à prévoir

Contrairement à une haie classique, ces haies de bois nobles doivent bénéficier d’une attention particulière. Les acheteurs de bois d’œuvre recherchent des troncs hauts, droits et sans nœuds. Une fois implanté, l’agriculteur doit veiller à «conserver le bourgeon terminal celui en haut du plant» car ce dernier «donne la direction à l’arbre pour pousser». Enfin, il devra également réaliser une «taille de formation» en coupant les premières branches verticales. Après 7 ans de plantation, un premier élagage devra intervenir. «Le travail autour de ces arbres est considérablement amoindri en raison de leur implantation dans la haie parce qu’elle leur offre un gainage». Cependant attention, tous les contextes pédoclimatiques ne sont pas adaptés à l’implantation d’essences nobles. «Elles ont besoin de sols fertiles et profonds».

De plus, Stéphane Hekimian précise : «il faut prendre également en compte le contexte de l’exploitation». Ainsi, l’expert recommande peu l’implantation de noyers dont les branches basses gêneront le passage des engins. L’idéal est de se faire accompagner pour la plantation de sa haie. «Le Conseil départemental du Puy-de-Dôme finance la visite d’un conseiller et subventionne à hauteur de 60% l’achat des plants, le paillage et les éventuels travaux du sol».

En savoir plus

Missions Haies Auvergne au 04.73.96.51.88.

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