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En vigne aussi le pulvérisateur s’ajuste

Quelques réglages sur le pulvérisateur suffisent à réduire l’utilisation des produits phytosanitaires dans les vignes et optimiser leur application.

Le réglage du pulvérisateur est indispensable à la réduction des produits phytosanitaires et à l’optimisation de leur application.

La réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires est l’un des enjeux de ce siècle auquel n’échappent pas les viticulteurs puydômois. Jeudi dernier une dizaine d’entre eux se sont réunis à Plauzat, à l’occasion d’une journée technique réalisée conjointement entre la Chambre d’agriculture, le Syndicat de la Veyre et de l’Auzon et la FDCUMA.

L’objectif : parvenir à diminuer la dose de produits phytosanitaires appliquée sur les vignes et surtout optimiser son application.

 

Un test simple

Difficile d’expérimenter le papier hydro-sensible entre deux orages. Pourtant ces petits rectangles jaunes, fixés aux feuilles des vignes, sont «indispensables» d’après Charles-Henry Layat de la FDCUMA 63, pour déterminer le bon réglage du pulvérisateur. «On fixe trois papiers sur le pied de vigne à des niveaux différents (en haut, au centre et en bas) plus ou moins sous les feuilles. L’idée est de voir si le pulvérisateur atteint toutes les parties de la plante. » Les conclusions sont immédiates. Après un passage avec son pulvérisateur, Dominique De Quatrebarbes, viticulteur et propriétaire du matériel testé, en reste bouche bée : « je ne m’attendais pas à ce résultat, je pensais avoir le top du top ». Plusieurs papiers hydrosensibles, notamment ceux du bas sous les feuilles, sont peu atteints par les projections d’eau. A contrario, ceux en hauteur ont entièrement changé de couleur. « Sur la hauteur de la plante, une grosse dose est envoyée alors qu’il y a peu de feuillages. Tandis qu’en bas, les papiers présentent très peu d’impacts. Le gaspillage de produit phyto est important » explique Charles-Henry Layat. Une mauvaise application peut avoir de lourdes conséquences tant sur la vigne, le porte monnaie du viticulteur que sur l’environnement. Des gestes simples comme «réorienter les sorties d’air» ou encore «régler la hauteur des rampes» peuvent suffire à optimiser l’application.

 

Des enjeux importants

Même si les viticulteurs auvergnats arrivent loin derrière leurs collègues de Champagne dans la quantité de produits phytosanitaires employée, il n’en reste pas moins que diminuer leur utilisation est un objectif à atteindre. La vigne est l’une des cultures les plus gourmandes en traitements notamment pour venir à bout des maladies fongiques telles que le mildiou et l’oïdium. Parvenir à réduire les doses et optimiser leur utilisation est bénéfique autant pour les professionnels que l’environnement. « Nous retrouvons régulièrement dans l’eau du bassin versant de la Veyre et de l’Auzon des teneurs en produits phytosanitaires supérieures aux normes. La journée est orientée en direction des viticulteurs mais d’autres sont organisées pour les agriculteurs mais aussi les particuliers, également utilisateurs de produits phytosanitaires» précise Anne-Gaëlle Tominet, animatrice au syndicat de la Veyre et de l’Auzon.

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