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En vidéo > Herbe : Économique, l’herbe séduit et son pâturage se prépare et s’organise

Dans cet article nous vous présentons deux vidéos en lien avec notre dossier de la semaine : la gestion de pâturage.

Chaque année une dizaine de lauréats sont primés lors du concours des Sommets d'or qui récompenses les innovations.

Première vidéo : les piquets de clôture en PVC-Tétra Pack (Sommets d'or 2013 - Entreprise Hyères Profilés).

Deuxième vidéo : la télécommande Stop + Go (Sommets d'or 2014 - Société LACME).

Herbe > Économique, l’herbe séduit et son pâturage se prépare et s’organise

Les conseillers de la Chambre d’Agriculture et de Haute-Loire Conseil Élevage travaillent sur les critères d’une bonne gestion du pâturage.


«Le pâturage c’est l’art de faire rencontrer les vaches laitières et l’herbe au bon moment» disait Voisin (agronome français précurseur de l'agriculture raisonnée) en 1957, et cette citation toujours d’actualité résume le principal problème d’une bonne gestion du pâturage. «Si pendant une trentaine d’années, la part de l’herbe pâturée dans l’alimentation des vaches laitières avait  décru, la tendance s’est inversée depuis quelque temps et l’herbe pâturée retrouve la cote» soulignent les techniciens de la Chambre d’Agriculture et de Haute-Loire Conseil Élevage qui travaillent sur la gestion du pâturage. Fourrage le plus économique (l’herbe pâturée est à moins de 20 € la tonne de matière sèche alors que le foin est à 50 € et l’ensilage 85 €), ayant une image positive auprès du consommateur, permettant d’utiliser des surfaces non mécanisables… l’herbe pâturée séduit. Néanmoins le pâturage ne s’improvise pas. Il convient de le préparer en terme de clôtures et d’abreuvement et de le gérer en fonction de la pousse de l’herbe et donc de la météo. Notons que l’équipe des techniciens spécialisés sur le département établit un «info-prairies» hebdomadaire avec les relevés en température et pluviométrie et des conseils  adaptés à l’altitude (à retrouvertoutes les semaines dans La Haute-Loire Paysanne et sur le site de la Chambre d’Agriculture www.haute-loire.chambagri.fr).

Qualité et ingestion

Les prairies sont majoritairement composées de graminées qui assurent une majeure partie du rendement. Leur croissance, au printemps, démarre aux alentours des 150 degrés/jour, comptabilisés à partir de février. Les légumineuses sont aussi intéressantes car outre leur rôle pour fixer l’azote, elles augmentent l’appétence des fourrages. Les légumineuses démarrent en période de jours longs.La vache peut ingérer des quantités importantes d’herbe pour peu qu’elle y soit préparée. Et la quantité consommée dépend de divers facteurs. Ainsi la qualité de l’herbe proposée est déterminante : plus la prairie est feuillue, meilleure est l’ingestion ; la présence de légumineuses améliore l’ingestion, le trèfle blanc notamment, le dactyle est moins appétent que le RGA…


Le pâturage, ça se gère

Les techniciens mettent en évidence diverses périodes de pâturage, à savoir : le déprimage, le pâturage de printemps, le pâturage d’été et le pâturage d’automne.Le déprimage, notion différente de l’étêtage, consiste à la mise à l’herbe à lâcher les animaux sur une surface importante, surface qui pourra être récoltée ensuite. Il se pratique bien avant l’étêtage qui, lui, consiste à faire pâturer de l’herbe au stade épis > 10 cm pour les supprimer.Pour optimiser le pâturage, l’exploitant devra tenir compte de différentes notions. Ainsi le chargement en ares par vache «s’établit au cas par cas en fonction du parcellaire et de la complémentation. Cependant au delà de 35 à40 ares par UGB il sera difficile de contenir l’explosion de la pousse en mai. Et à l’inverse en dessous de 15 ares disponibles par vache laitière le pâturage devient accessoire».La durée pendant laquelle le troupeau est présent sur la parcelle s’étend de 1 à 5 jours. Le sixième jour, la vache consomme déjà des repousses des premiers jours au printemps, on est donc en surpâturage.Il faut aussi observer un temps de repos, soit un nombre de jours entre la date de sortie et la date de retour. Il peut être variable en fonction de la période de 15 à 35 jours, mais avec un optimum de 15 à 20 jours au printemps ; attention, en mai les épis peuvent apparaître très vite. Le délai de retour, nombre de jours écoulé entre l’entrée sur la parcelle et le retour sur cette même parcelle,  s’étale en général entre 20 à 40 jours avec un optimum de 20 à 25 jours au printemps.On introduit également les notions de pâturage rationné : le fil avant est déplacé au moins une fois par jour, et sur les grandes parcelles un fil arrière est mis après 5 jours d’avancement ; de pâturage tournant avec une parcelle donnée pour 2 à5 jours d’un seul coup, ou de pâturage continu où toute la surface à pâturer est ouverte aux animaux en continu.Pour aider l’éleveur à mieux gérer ses surfaces à pâturer, des outils existent. On tiendra en premier un planning de pâturage,  document pour enregistrer les dates de passage et le temps de séjour des troupeaux sur les différentes parcelles. C’est le document de base pour comprendre le fonctionnement du pâturage et établir les références de l’exploitation. Plusieurs appareils permettent de mesurer la hauteur d’herbe, dont l’herbomètre. «On considère que l’herbe est disponible au-dessus de5 cm. C’est également la hauteur d’herbe recommandée pour sortir les vaches de la parcelle» notent les techniciens. On s’intéressera également au stock d’herbe disponible et aux jours d’avance.Faire du lait ou de la viande avec de l’herbe c’est possible et c’est économique. Rapprochez-vous des techniciens de la Chambre d’Agriculture pour optimiser le pâturage sur votre exploitation.

 

Suzanne Marion - Source Patrice Mounier - Haute-Loire Conseil Élevage - Chambre d’Agriculture

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