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La  culture  de  miscanthus
En Corrèze, le miscanthus cultivé pour la litière des canards gras

En Corrèze, Olivier Dupuy et son épouse ont implanté 6 ha destinés à la production de litière pour canards. Ils ont également investi dans un bâtiment de stockage équipé de panneaux photovoltaïques.  

Le miscanthus, une alternative à la paille que de plus en plus d’éleveurs utilisent.

Originaire d’Asie, le miscanthus se développe depuis plusieurs années en France, en particulier dans la moitié Nord. Aujourd’hui, on dénombre plus de 6000 ha de miscanthus sur le territoire. En grande partie utilisé comme biocombustible, le miscanthus est également utilisé pour le paillage horticole et la litière. " Le miscanthus est quatre fois plus absorbant que la paille, souligne Olivier Dupuy de l’EARL de la Rosière. Il est aussi plus économique car sa durée de vie est de quatre semaines contre une semaine pour la paille et on peut le retourner trois ou quatre fois". Fort de ces atouts, l’éleveur de canards gras s'est lancé depuis peu dans la culture du miscanthus. " Nous produisons annuellement environ 1 200 canards gras sous l'appellation IGP du Sud-Ouest que nous commercialisons à la coopérative La Quercynoise à Gramat, poursuit l’éleveur. La coopérative recherchait des éleveurs volontaires pour produire du prêt à gaver mais nous n'étions pas intéressés. En revanche, la culture de miscanthus était un projet qui nous tentait ". Installé depuis quatre générations en production ovine, l’EARL de la Rosière s'est tournée vers les canards gras en 2016, lors de la reprise de l'exploitation par la femme d'Olivier.

Une culture pérenne pour 20 à 30 ans

" Nous ne voulions pas mettre tous nos œufs dans le même panier, poursuit l’éleveur. D’autre part, c’est une culture qui ne nécessite pas d’intrants. C'est aussi cela qui nous a séduit. " Une parcelle de 6 ha est donc affectée à la culture du miscanthus avec un investissement de 18 000 € pour l’implantation des rhizomes par la société Novabiom. La première récolte a lieu la seconde année. " La production augmente d’année en année durant les cinq premières années et les rhizomes sont en place pour 20 à 30 ans ", explique Olivier Dupuy. L’ensilage a lieu en avril. La faible densité de la récolte (130 kg/m³) et son rendement à terme rendent nécessaire la construction d’un bâtiment.
L’EARL de la Rosière a fait le choix de doter celui-ci de panneaux photovoltaïques. Coût de l’investissement : 90 000 € pour le bâtiment et 80 000 € pour les panneaux photovoltaïques. Le projet devrait atteindre son seuil de rentabilité d’ici douze ans.
Aucun aménagement particulier n’a été nécessaire au stockage du miscanthus. Une simple dalle béton, associée à un muret et des panneaux d’aggloméré sont suffisants. Les éleveurs ont aménagé un quai de chargement pour faciliter les rotations des camions. Ils ont en effet contractualisé sur huit ans l’achat de la paille avec la Quercynoise qui la revend à ses adhérents pour le paillage de leurs canards.

 

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