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UDSEA 63 Campagne syndicale
Ecouter et discuter avec les agriculteurs sur le terrain

A travers tout le département, le réseau Udsea poursuit ses réunions cantonales. L’actualité générale ainsi que les problématiques locales y sont abordées.

La nouvelle PAC 2014/2020

Il s’agit pour le moment de propositions faites par la Commission Européenne qui ne sont pas encore validées. Le cadre proposé prévoit l’abandon des références historiques et la refonte du système d’aides dorénavant moins centré sur la production. Le 1er pilier comporterait une aide de base à l’hectare, une aide verte (30 %) conditionnée à des pratiques environnementales (maintien de 95 % des prairies permanentes, diversité des assolements…) et une aide pour les jeunes agriculteurs (2%). A ces aides s’ajouteraient au choix des Etats membres un volet d’aides couplées et une aide complémentaire à l’Ichn.

L’Udsea via le réseau Fnsea défend la mise en place du volet d’aides couplées et veillera à ce que les modalités d’application n’excluent pas de productions fragiles. Au vu du DPU moyen auvergnat, l’Udsea insiste sur la mise en place d’une aide de base nationale plutôt que régionale qui pénaliserait les agriculteurs du département.

Devant le verdissement de la PAC, à Menat, la question a été posée de « qui s’occupe du bien-être de ceux qui peuplent les deux tiers du territoire : les agriculteurs ? ». Sur Manzat, la valorisation de la viande bovine et le maintien des soutiens couplés ont été mis en avant.

Les membres du bureau ont rappelé le rôle du syndicalisme dans l’ensemble des actions actuelles.

Le marché de la viande va mieux mais reste fragile…

Depuis fin 2011, la France est présente sur de nouveaux marchés : Afrique du Nord, Turquie ce qui a permis de désengorger le marché et de faire remonter les cours. L’embellie est de bonne augure mais fragile. Ces marchés sont sensibles aux évènements sanitaires et les cours pourraient se retourner brutalement. Il est donc primordial de ne pas se détourner des marchés historiques (Italie, Espagne) plus stables. En effet, comme les échanges l’ont mis en avant sur le canton de Besse, le retour de cas de tuberculose incite à être très prudent en particulier pour les éleveurs dont les animaux partent en estive.

 

Les injustices du dispositif « calamités »

Ces inégalités sont particulièrement sensibles sur les secteurs laitiers et ont notamment été soulevées sur les cantons de Rochefort-Montagne Ardes-sur-Couze et Saint-Amant-Tallende. Faute de pouvoir le modifier, les responsables professionnels se sont appliqués à expliquer les calculs théoriques du dispositif. L’Udsea recherche des alternatives pour les exploitants exclus du dispositif et pourtant impactés par la sécheresse et invite les personnes dans cette situation à se faire connaître.

 

Et plus localement… dans l’ouest du département, la problématique majeure : les ravages des campagnols

La question du rat taupier a occupé une large partie des débats sur les secteurs de Bourg Lastic-Herment et Tauves - La Tour d’Auvergne. La pullulation dure depuis 2010. Chacun déplore l’absence de solution efficace pour l’instant et s’inquiète des conséquences pour la prochaine récolte de fourrages. De plus, des dégâts de gibiers ajoutent encore au phénomène.

L’Udsea a participé à un travail mené par le Conseil général pour accompagner les éleveurs. Pourtant, le dispositif retenu n’est pas le dispositif d’urgence demandé par l’ensemble de la profession.

Des zonages «environnementaux» qui s’étendent

Des communes des cantons de Sau-xillanges - Jumeaux sont en passe d’être classées en «zone vulnérable» ou en «zone Na-tura 2000 ». Les échanges prouvent qu’il est à la fois difficile et important de faire partie des instances décisionnelles en la ma-tière. Des contacts ont été pris entre les responsables locaux et les services de la Chambre d’agriculture.

 

Le foncier, objet de convoitise

Les réunions syndicales sont parfois l’occasion de faire connaître des situations particulières au niveau départemental. Ce fut le cas sur les cantons de Pontaumur ou de Montaigut en Combraille avec le contournement de Saint Eloy. Les informations ainsi collectées sont désormais prises en compte.

 

Et aussi…

Dans le secteur Saint-Dier d’Auvergne - Cunlhat le parcellaire est très morcelé. Le carburant représente donc une charge conséquente pour les exploitations. Les responsables locaux souhaiteraient que cette problématique soit davantage évoquée et qu’il y ait une véritable réflexion sur le sujet.

Sur les cantons de Courpière, Thiers et Chateldon, la question de la fin annoncée de la production de porc en Auvergne malgré la présence de label a été soulevée. Les mises aux normes pèsent lourdement sur les éleveurs ainsi que le coût des aliments. La comparaison a été faite avec la Bretagne qui possède sur place les outils de transformation.

A Champeix, les participants ont débattu sur le stockage de l’eau et la gestion du barrage de Naussac qui s’avère ne pas être plein à l’heure actuelle.

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