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Donner l’envie d’être un entrepreneur des territoires

Les entrepreneurs de travaux agricoles et forestiers peinent à recruter du personnel qualifié. La profession souhaite davantage communiquer sur ses métiers.

Participaient à la table ronde : Patrice Peyrissac, Isabelle Plassais, Sonia Rougier et Yoann Martinais. Ce jeune étudiant en BTS ACSE à Marmilhat a fait plusieurs stages au sein d’ETA. «Je suis particulièrement intéressé par la récolte des céréales et le travail du sol. Je souhaite d’ailleurs travailler dans différentes ETA en tant que salarié »

Premiers clients du machinisme agricole, principaux utilisateurs des agro équipements, les Entrepreneurs de travaux agricoles et forestiers ont du mal à embaucher du personnel qualifié. Leurs besoins de recrutement annuel s’élèvent pourtant à près de 7000 salariés permanents ou saisonniers sur tout le territoire. Alors pourquoi une telle difficulté ? Comment attirer plus de jeunes dans ces métiers ?


Pour tenter de répondre à ces questions, la FNEDT organisait une table ronde sur le sujet dans le cadre du Sommet de l’élevage. Pour Patrice Peyrissac, président des EDT du Cantal, « la solution passe par davantage de communication auprès du public scolaire et des enseignants pour mettre en valeur l’image des fonctions occupées. Le métier ne se limite pas en effet à celui de chauffeur, il comprend également toute la dimension technologique et la relation avec le client que les entrepreneurs doivent présenter aux jeunes ». Un argument que partagent les représentantes de l’autorité académique : Isabelle Plassais, directrice du Lycée agricole de Marmihat, et Sonia Rougier, chef du pôle au SFRD en charge de l’enseignement agricole à la DRAF. « Au lycée de Marmilhat, nous organisons régulièrement des rencontres entre Entrepreneurs de travaux agricoles et étudiants. Nous faisons également appel à leurs services dans le cadre de travaux sur l’exploitation du lycée. C’est avec les professionnels que nous pourrons réussir le défi de la formation agroéquipement.» La directrice de l’établissement alerte cependant sur les difficultés rencontrées pour recruter des formateurs. « Les compétences sont rares en la matière et nous sommes contraints de faire appel à d’anciens professionnels pour former nos jeunes.» Pour Sonia Rougier, « notre rôle en tant qu’autorité académique est de communiquer auprès de l’Education nationale, l’ONISEP et du rectorat les différents métiers des ETA. C’est ce sur quoi nous nous sommes engagés». Et d’ajouter « le trio gagnant pour l’avenir du métier c’est avant tout 1 jeune, 1 professionnel, 1 enseignant ».

C.Rolle

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