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Div'Porc recrute des éleveurs pour le programme Grand Porc Premium

L’association régionale Div’Porc recherche des éleveurs désireux de créer un atelier complémentaire, ou une activité principale, pour participer au développement du réseau d’élevage “Porc Premium 100% Liberté”.

L’association est actuellement à la recherche d’éleveurs.

Ouverte à tous ceux qui souhaitent redonner une identité porcine à la région Auvergne Rhône-Alpes (consommateurs, éleveurs, artisans, industriels, distributeurs, etc...), soutenir des pratiques d'élevage respectueuses du bien-être animal et de l'environnement, et obtenir des produits de viande et de charcuterie de qualité, l’association Div’Porc est actuellement à la recherche d’éleveurs. Objectif : bâtir une filière porc premium 100% liberté. L’appellation des porcs “élevés en liberté” correspond à une densité de 10 à 20 porcs par hectare, rotation parcellaire inclue pour préserver les ressources du sol. Le label « Porc Premium 100% Liberté » correspond à des critères d’élevage précis : surface par animal, accès permanent aux espaces végétalisés, ressources alimentaires naturelles et complémentaires, qualité sanitaire, respect de l’environnement et de la biodiversité. « Ce mode d’élevage en plein air intégral alliant bien-être et activité musculaire permet de répondre à deux besoins actuels : la progression de la demande en viandes aux qualités hors normes, produites localement, destinées à la boucherie et à la transformation ; et la forte demande sociétale pour des élevages très respectueux de la bientraitance animale et de la nature », explique Pierre Arcan, vice-président de Div’Porc Aura.

Une valorisation substantielle

Ainsi, pour les agriculteurs disposant de dix hectares ou plus, peu rentables ou inexploités (landes, friches, bois, pâtures), l’Association Div’Porc apporte un appui technique pour préparer et mener à bien la réalisation du projet : organisation du parcellaire, choix des investissements, compte d’exploitation prévisionnel, rotation des parcs, achat de reproducteurs ou de porcelets. Div'Porc Aura se charge également de la mise en relation entre les adhérents de l'amont et de l'aval pour contractualiser des programmes de commercialisation entre éleveurs, ou groupements d'éleveurs, et la filière aval, sur la base d'une grille tarifaire équitable en rapport avec le coût de ce type d'élevage. Et Pierre Arcan de préciser : « Le prix carcasse varie de 4,20 € le kilo, à 5,45 € en bio, pour le Porc Premium ; et de 5 €, à 7 € en bio, pour le Grand Porc Premium. La réflexion sur la commercialisation est en cours. Nous avons une très forte demande des filières aval, aujourd'hui insatisfaite car la seule offre dans la région est le porc fermier d'Auvergne ». Pour un élevage de 250 porcs, l'investissement est estimé à environ 200 000 € pour un éleveur naisseur - engraisseur comprenant l'achat des truies, des clôtures (35 000 € subventionnés à 45 % via le Feader) et le financement du cycle de production. Pour un éleveur engraisseur, compter environ 140 000 €. « Une production qui occupe un temps plein, entre 30 h et 40 h par semaine (surveillance, alimentation, entretien des parcs, etc.) », selon le vice-président.

Quelles races ?

Si toutes les races sont autorisées par l'association, certaines sont néanmoins vivement recommandées, à l'instar du Gascon, Duroc, Large White, Blanc de l'Ouest... car adaptées à l'élevage et l'engraissement en liberté. « Si vous voulez faire de la race grasse comme le Gascon ou le Mangalitza, assurez-vous que votre filière aval l'accepte. Nous sommes également les premiers à réintroduire des reproducteurs porcins italiens Cinta Senese pour la relance de la lignée Bresse-Savoie. L'association est également en discussion pour devenir une des filières de l'élevage Slow Food et obtenir le label », précise Pierre Arcan.

Pour aller plus loin

Si vous êtes intéressés par la démarche, vous pouvez contacter Pierre Arcan au 06.45.40.17.93 ou par mail : diversite.porcine.ra@gmail.com ou pierrearcan@yahoo.fr

Les aspects déterminants de cet élevage sont :

-          Sécurité : un investissement limité, essentiellement en clôture. En cas de nécessité, des biens 100% réutilisables pour une autre activité d’élevage. Un revenu indépendant des aides agricoles.

-          Rentabilité : une bonne rentabilité même en activité partielle, grâce à de faibles amortissements/annuités. Econome en SAU, l’atelier peut s’installer sur des surfaces sans valeur, ou mieux les rentabiliser grâce à un revenu moyen de plus de 1.000 €/ha (hors primes PAC).

 

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