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Pra Combrailles
Désaisonner la production de broutards… Est-ce pour vous ?

‹ Des administrateurs de Socaviac et de Covido- Bovicoop témoignent de l'utilité de désaisonner les vêlages en élevage allaitant. Ils invitent à venir en discuter lors de portes ouvertes en Combrailles.

Des portes ouvertes organisées le 9 mars et le 11 mars après-midi (voir encadré ci-contre), vont permettre de rencontrer des éleveurs, qui ont réussi à désaisonner une partie de leurs vêlages de broutards. Les participants pourront échanger entre eux avec les techniciens des différents organismes partenaires.
Roger Lamadon et Annick Bertin, respectivement administrateurs à Socaviac et Bovido-Bovicoop, expliquent le pourquoi d'une telle manifestation.
Ces organismes vont d'ailleurs, en collaboration avec l'Ede et le financement du Conseil général, mener une étude étalon, sur la possibilité de mettre en place le désaisonnement et, ou, la repousse de broutards, en enquêtant auprès de plusieurs éleveurs des Combrailles.

 

 

Une carte à jouer

Administrateur à Socaviac, membre du comité directeur de la Pra Combrailles, Roger Lamadon souligne que ces portes ouvertes sur le thème de la désaisonnalité des vêlages "ont été organisées pour répondre aux besoins des filières italiennes et françaises, en broutards à un poids standard." S'il relève que "les Italiens trouvent depuis toujours, dans le broutard français, les qualités qu'ils demandent", il alerte sur la nécessité de "fidéliser ces clients, en leur permettant d'avoir une fluidité, un approvisionnement régulier. On note également que le désai-sonnement, se révèle tout aussi valable pour les engraisseurs français, pour vendre des taurillons en décembre - janvier - février." Socaviac, afin de répondre à ces demandes, met tout en oeuvre pour informer ses adhérents, sur le bien-fondé d'une telle démarche. Et participe activement à faire de ces journées portes ouvertes, un lieu d'échanges profitable.
Désaisonnaliser convient aux éleveurs ayant des systèmes qui peuvent s'adapter. Ainsi Roger Lamadon invite tout un chacun, lors de ces rencontres en Combrailles, à venir en discuter, à voir avec les éleveurs qui les recevront, les techniciens des organismes professionnels, s'il leur est possible de conduire des vêlages hors saison. Afin que ceux qui s'interrogent sur le bien-fondé d'une désaisonnalité des vêlages (de 10 à 15 %) sur leur exploitation, puissent faire le choix d'y adhérer, avec en main toutes les cartes pour réussir. Il rappelle que "les broutards précoces trouvent toujours un marché, sont mieux valorisés."

 

 

Répondre aux besoins du marché

Administratrice à Covido-Bovicoop, déléguée par cette coopérative pour la représenter, au sein du comité directeur de la Petite Région Agricole Combrailles, Annick Bertin, souligne d'emblée : "c'est très important pour nous d'avoir des éleveurs, (ceux qui peuvent adapter leur système), pour conduire des vêlages désaisonnés." Et de justifier son propos, en rappelant que le marché italien, très important, voir vital pour les producteurs de broutards de la zone et leur coopérative, est demandeur de jeunes bovins toute l'année.
Elle attire l'attention sur la nécessité d'occuper le créneau, et ainsi d'éviter que des éleveurs d'autres pays, se mettent sur ce marché lors du creux des livraisons françaises.
"Nous avons certes des produits de qualité, les Italiens le savent. Mais nous devons veiller à les approvisionner régulièrement, car eux abattent de façon linéaire, afin de satisfaire la demande de leurs consommateurs. De plus cette constance permet d'engendrer une stabilité des prix, et l'on constate qu'en juillet, août, septembre les marchés s'avèrent porteurs."
Annick Bertin relève que tous les éleveurs ne peuvent pas désaisonner, "mais nous aurions, 10 à 15 % de nos adhérents qui le ferait, ce serait bien."
Elle invite tous ceux qui veulent en savoir davantage, à se rendre aux portes ouvertes : "c'est toujours intéressant de discuter, de voir autre chose et de tout voir : les avantages mais aussi les inconvénients. Nous incitons au désaisonnement parce que c'est le marché qui le demande."

 

 

Portes ouvertes en Combrailles

Deux exploitations vous accueillent à partir de 14 h
Mardi 9 mars 2010

- GAEC DE RIBEROLLES

Famille GIRONDON
Riberolles
63380 COMBRAILLES
2 associés
70 vêlages
90 ha de SAU
Système herbe


Jeudi 11 mars 2010

- GAEC GARACHON-MARTIN
Familles Garachon-Martin
Queuillette
63780 QUEUILLE
3 associés
170 vêlages
220 ha de SAU

PROGRAMME
- Adapter son système de production broutard pour des vêlages désaisonnés (hors période décembre-janvier-février).
- Quelles sont les incidences techniques et économiques ?
- Quels sont les besoins du marché ?
A partir des résultats techniques et économiques de ces deux exploitations, les conseillers de la Chambre d'agriculture, de l'AGC Puy-de-Dôme Avenir de Covido-Bovicoop, de l'EDE et de Socaviac (organismes co-organisateurs) répondront à vos questions.

 

 

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