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Des prix encore relativement élevés en Auvergne

Contraction des marchés fonciers et prix globalement en hausse en Auvergne, la Safer a livré ses chiffres et analyses, lors de son assemblée générale qui a vu l’élection d’un nouveau président.

«S’occuper de la Safer n’est pas une mince affaire ». Président de la Safer Auvergne, depuis quatorze ans et engagée dans la structure depuis 26 ans, Christian Liabeuf en sait quelque chose. Alors, à l’heure de passer la main, il est revenu sur sa mission qui lui a occasionné « un certain nombre de nuits blanches ». En première ligne, lorsqu’il s’agissait de gérer l’emportement des candidats aux terres, furieux de n’avoir pas été retenus, Christian Liabeuf n’imaginait pas à quel point « les enjeux du fonciers étaient passionnels ». Et de prévenir son successeur de l’ampleur de la tâche : « des menaces, j’en ai eu presque tous les jours. Mon arme aura été l’écoute ». Message reçu cinq sur cinq, par Jacques Chazalet, agriculteur dans le Puy-de-Dôme et nouveau président de la Safer Auvergne, qui a salué le travail de son prédécesseur.

En Auvergne, comme ailleurs, l’accès au foncier constitue un défi majeur. «Le confortement de nos filières passe par la production et donc par le foncier», explique Jacques Chazalet.

 

Chères terres

En 2013, le marché de l’espace rural régional se redresse un peu, après avoir connu entre 2008 et 2010, une chute vertigineuse de 20%. Il atteint 23 547 hectares. La fermeture des marchés est liée à la crise économique mais aussi à trois causes structurelles : l’artificialisation des sols et à leur changement de destination ; la part croissante des achats fonciers réalisés par des personnes morales qui ont recours à des capitaux d’origines agricoles mais aussi non agricoles ; et la progression des terres exploitées sous statut de fermage qui induit une dynamique de marché différente (1 terre libre se vend une fois tous les 50 à 55 ans alors que la terre louée ne se vend qu’une fois tous les 100 ans). C’est ainsi qu’en 2013 et pour la première fois, le marché des terres louées est supérieur à celui des terres libres. Depuis 2011, le marché de l’espace rural accessible à la Safer oscille entre 9 300 et 10 000 ha. La surface moyenne des lots vendus en Auvergne se situe à 3,53 ha pour 31 960 euros.

Sur la période 2002-2012, la progression du prix moyen par hectare du segment de marché des terres et prés libres non bâtis est de +39,8%. Entre 2012 et 2013, ce prix moyen progresse seulement de 2,4% à 4 235 euros/ha.

Dans l’Allier, au cours de l’exercice 2013, les prix du foncier ont progressé de 2,2%, pour atteindre en moyenne 3 740 euros/ha.

Dans le Cantal, tendance inverse avec une diminution des prix de 2%. «Nous observons depuis deux années, un resserrement de la fourchette des prix pratiqués. Les interventions nombreuses de la Safer en révision du prix ne sont pas étrangères à cette évolution », estime Christian Liabeuf.

Le Cantal fléchit mais reste en tête

Malgré cette baisse, le Cantal reste champion des tarifs du foncier auvergnat, avec un prix moyen à 6 020 euros/ha. Le nombre important d’installations, la nécessité de s’agrandir pour augmenter son autonomie fourragère, la pression de départements voisins, ou encore le respect du cahier des charges des AOP fromagères…la concurrence ne manque pas. Du côté du voisin altiligérien, le marché du foncier connaît une hausse de 8%. La Safer a observé une progression de la concurrence pour l’accroissement des surfaces, notamment pour les terres labourables et les prés mécanisables. Cette concurrence se traduit par une progression du prix qui retrouve ainsi son niveau de 2006 à 3 460 euros/ha.

Enfin, dans le Puy-de-Dôme, les prix progressent aussi, pour atteindre 3 720 euros/ha (+6%). La progression la plus importante a été constatée en zone de Limagne agricole (+9%).

Sommet de l’élevage

D’une présidence à l’autre

Jacques Chazalet, nouveau président de la Safer Auvergne, a également été élu, ce lundi, président du Sommet de l’élevage. Il succède ainsi à Roger Blanc, qui était à la tête de l’évènement depuis sa création en 1992. Jacques, tout comme Roger ont œuvré pour que le Sommet de l’élevage devienne un rendez-vous incontournable des professionnels de l’élevage. Pari réussi puisque la manifestation connaît un succès grandissant et étend son influence désormais à l’international. Conscient que la stratégie de développement jusque là déployée était la bonne, Jacques Chazalet souhaite inscrire son action dans la même veine que celle de son prédécesseur.

Nous reviendrons, très prochainement, sur les temps forts du Sommet de l’élevage (1er, 2 et 3 octobre).

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