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Cuniculture
Des efforts de productivité pour rester dans la course

Dans un contexte de surproduction et de libéralisation, le président du groupement de producteurs Gelap Union a exhorté les adhérents à améliorer la productivité de leurs élevages.

Jean Biberon, président de Gelap Union, et Sylvia Hervé, responsable groupement.

Le 20 mai dernier à Aigueperse, dans les locaux de l'usine Sanders, s'est tenue l'assemblée générale de Gelap Union. Jean Biberon, président du groupement, a fait part des bons résultats (un bénéfice de 28 000 €, partiellement redistribué aux adhérents). Mais l'essentiel de la réunion a été consacré à faire passer à tous le mes- sage de l'amélioration technique.
Mettant l'accent sur la montée inexorable de la concurrence entre les éleveurs, Jean Biberon a martelé que c'était « une réalité dont on ne pouvait s'affranchir ». Etre plus performant donc, tout en respectant les exigences réglementaires et une caractéristique presque impondérable de cette filière : l'image déformée, intermittente, vieillote qu'a le consommateur de cette viande.

Des consommateurs capricieux !

C'est Dominique Le Cren, du CLIPP(1), qui s'est chargée de dresser la situation de la consommation de cette viande. Cette consommation chu-te depuis deux années (- 8 % en 2008 et -6% en 2009), suivant la tendance à la baisse de toutes les viandes. Le prix moyen de vente a été de 8.30 €/ kg en 2009. Le CLIPP poursuit sa campagne de communication : une meilleure visibilité dans les rayons, des spots publicitaires à la radio, la diffusion de recettes rapides. Et aussi: la promotion de l'image de viande moderne par le biais des soirées type Pasta Parties auprès des consommateurs trentenaires urbains, la commande d'études à de fameux diététicien ou historien pour établir la qualité nutritionnelle de cette viande, la réalité historique de l'élevage en cages «depuis le Moyen-âge », et contrer l'image d'animal de compagnie de la bête.

 

Des lots trop hétérogènes

L'aval de la filière était représenté par Christophe Morel, directeur de Palmid'Or Bourgogne, principal acheteur du groupement. A l'invitation du président, il a expliqué les attentes du groupe: collecter des lots de lapins plus homogènes qu'aujourd'hui. « Dans notre travail de réduction des coûts, nous avons tous intérêt à ce que les lots fournis soient les plus homogènes possible. Les distributeurs simplifient de façon drastique leurs standards, il nous faut nous y adapter dans notre offre, et donc dans notre approvisionnement. »
Interrogé sur le positionnement de Palmid'Or concernant la chute du nombre d'élevages, Christophe Morel a déclaré que Palmid'Or « tient à garder la production alentour de ses sites. C'est un outil qui fonctionne en quasi-totalité avec vous, éleveurs » a-t-il souligné. Interrogé sur l'agrandissement hypothétique d'élevages en contrat avec Palmid'Or, il a clairement répondu que le groupe ne le suivrait pas, en raison de la saturation du marché.

Quel critère technique améliorer ?

Bertrand Renou, responsable activité lapin de Sanders, est lui intervenu pour clarifier les critères qui composent la productivité de l'élevage cunicole. Il a démontré, en s'appuyant sur des courbes statistiques, que le critère le plus important pour améliorer sa marge est le nombre de kg vendus/ Insémination Artificielle (avant le critère « prix moyen de vente »), lequel découle directement du Taux de Mises-Bas et en second lieu du Taux de Perte en Engraissement. « Ce sont ces deux critères sur lesquels les adhérents du groupement doivent travailler » a souligné Jean Biberon. « L'équipe technique du groupement est là pour vous y aider. »

(1)- Comité Lapin Interprofessionnel pour la Promotion des Produits

 

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