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Interview
Denis Guérin, nouveau Président de l’EDE

Vous êtes éleveur de bovins lait et d’ovins lait au sein d’un GAEC à 4 associés à Thiers, installé depuis 2001, membre du bureau de l’EDE depuis 6 ans et président de Conseil Elevage, une des composantes majeures de l’EDE, depuis un an.

 

La présidence de l’EDE, une suite logique de cet investissement, est-elle une structure qui est un rouage essentiel en matière d’élevage dans le département ?

D.Guérin : L’EDE est l’outil des éleveurs, géré par les éleveurs et au service de tous les éleveurs. C’est cela qui m’a amené progressivement à prendre plus de responsabilités au sein de cette structure, dans le bureau d’abord, au sein de Conseil Elevage ensuite pour aujourd’hui en assumer la Présidence.

Je suis en effet convaincu que plus que jamais nous avons besoin d’être organisés, et que nous avons tout intérêt à garder la maîtrise de services essentiels pour les éleveurs, que ce soit en matière d’identification, ou de contrôles de performances. C’est le sens de mon engagement à l’EDE.

 

Quels sont vos objectifs au niveau de l’EDE ?

D.G : Tout d’abord mon action s’inscrira dans la continuité de ce qui a été fait ces dernières années, parce que, de façon générale, le fonctionnement de l’Etablissement est positif.

Cela ne veut pas dire que tout est parfait, il y a encore à faire ! Nos structures professionnelles doivent constamment évoluer, s’adapter mais nous sommes sur la bonne voie. L’EDE a une base solide, a modernisé son organisation et ses outils, et est une organisation qui privilégie la proximité pour les éleveurs.

Il est cependant des secteurs sur lesquels on doit mieux faire et nous allons nous attacher en priorité à améliorer ces domaines. C’est par exemple le cas pour le conseil avec la nécessité d’être toujours plus professionnels ceci pour renforcer l’efficacité de ces services tout en étant capable de répondre à une diversité des demandes plus marquée aujourd’hui.

On va aussi travailler sur les différentes formes que peut revêtir le conseil (individuel, collectif) pour mieux s’adapter à la disponibilité, aux besoins et aux outils utilisés par les éleveurs.

Nous devons également anticiper, investir pour rester des acteurs en matière de production que ce soit en lait, en viande bovine ou encore dans le secteur ovins.

Nous allons en effet devoir relever dans les années qui viennent des défis majeurs dans le domaine de l’élevage et en particulier ceux qui découlent de la forte restructuration de nos productions et de la modernisation de nos exploitations.

L’EDE au travers du Conseil Elevage, de Bovins Croissance, du Contrôle des performances ovins mais également avec un service bâtiment reconnu, la gestion de l’identification bovine et ovine, propose des outils qui doivent permettre, d’une part, à chaque producteur de progresser en fonction des ses objectifs, et, d’autre part, collectivement à l’élevage départemental d’évoluer en lien au contexte et aux orientations qui sont définies en termes de production.

Cependant, nul ne peut agir efficacement seul, et nous devons aussi poursuivre, accroître même dans certains domaines, la politique de partenariat qui est engagée avec de nombreuses structures. Le travail mené au plan interrégional et national avec d’autres Conseil Elevage ou celui engagé pour développer des outils informatiques sont de ce point de vue exemplaires et fondamentaux. Ils démontrent clairement que ces types de synergies sont nécessaires et surtout synonymes d’efficacité au bénéfice des éleveurs.

 

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