Aller au contenu principal

Construction d’une stabulation libre sur aire paillée bien réfléchie

Huit exploitations des Combrailles ont ouvert aux porteurs de projets et aux visiteurs, leurs bâtiments d’élevage à l’occasion du rendez-vous annuel de la Chambre d’agriculture.

Au Gaec des Patureaux, les futurs porteurs de projet et les visiteurs ont découvert la stabulation libre sur aire paillée et échangé avec les éleveurs sur leur sentiment après quatre ans d’utilisation.

Les traditionnelles journées «Portes Ouvertes Bâtiment » de la Chambre d’agriculture ont eu lieu dans le Puy-de-Dôme sur le secteur des Combrailles. Huit exploitations sont ainsi revenues sur leur projet, leurs réflexions, la conception et l’aménagement du bâtiment ainsi que le choix des matériaux. L’occasion pour bon nombre de visiteurs de recevoir conseils et recommandations avant de s’engager dans un projet. Thierry Roche, conseiller, le rappelle : « le bâtiment permet aux agriculteurs de gagner en autonomie mais encore faut-il que celui-ci soit réfléchi en amont. » Au Gaec des Patureaux à Saint-Pardoux, il a fallu près de deux ans aux éleveurs de Charolaises pour concevoir leur stabulation libre sur aire paillée.

 

Description technique

Le bâtiment d’Olivier Chapuzet et Antoine Kolbus est une stabulation bi-pente de 42 mètres de long pour 15 mètres de large avec un appenti de 5 mètres (couloir d’alimentation). Un stockage des fourrages, de 18 mètres par 18 mètres, est attenant (324 m² soit 660 bottes). La stabulation a été conçue pour accueillir 48 vaches allaitantes et leurs veaux divisés en deux lots. La charpente est métallique, la couverture en tôle fibrociment et translucide (10% de la toiture) et le bardage en tôle acier, translucide et filets brise-vent motorisés. La ventilation est assurée par un faîtage décalé. Toutefois, le grand avantage de ce bâtiment n’est autre que son extérieur puisque deux prés et une aire d’exercice l’accolent. Ainsi même en hiver, les vaches et leur progéniture peuvent s’aérer et surtout permettre à Antoine Kolbus de curer tranquillement. «Pour curer le fumier, il suffit de sortir les animaux sur l’aire d’exercice. Nous n’avons pas à les manipuler ou à calculer quelle barrière déplacer… C’est vraiment très appréciable. La conception du bâtiment est importante mais son implantation l’est tout autant. »

Réflexion indispensable

Il aura fallu près d’un an de travaux aux éleveurs, dont plus de 800 heures d’auto-construction, avant la mise en service de leur nouvel outil et un investissement total de plus de 144 000€ (environ 3000€/place). Un bâtiment à faible coût certes, mais qui fait la part belle à la fonctionnalité et au confort de travail. « Nous avons visité de nombreux bâtiments avant de nous lancer. Aujourd’hui, nous sommes pleinement satisfaits. La luminosité et la ventilation offrent une ambiance plus saine. C’est d’autant plus agréable que nous utilisons une pailleuse. Nous pouvons également travailler et circuler aisément avec des engins motorisés. Même les vaches semblent se sentir mieux. Elles reviennent plus vite en chaleur» explique Olivier Chapuzet.

Malgré tout, le bâtiment d’élevage exemplaire et sans défaut n’existe pas. L’absence d’un local technique et le mauvais positionnement de l’un des deux passages d’hommes sont les deux points gênants au regard des éleveurs. «C’est vrai qu’un peu d’eau chaude ou seulement un coin pour ranger du petit matériel manquent. Mais le plus inconfortable reste le deuxième passage d’homme, placé au niveau du box des mères. Nous ne l’utilisons jamais. Nous passons toujours par celui des veaux, moins dangereux. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Sébastien Ramade, nouveau président de l’interprofession Saint-nectaire
« Notre force : l’union entre les différents acteurs de la filière »
Sébastien Ramade, producteur fermier de Saint-nectaire vient d'être élu président de l'Interprofession du Saint-nectaire (ISN) et…
Patrick Bénézit : « Une PAC qui maintient des agriculteurs nombreux et qui créé de l’économie »
Patrick Bénézit, agriculteur dans le Cantal et président de la Copamac¹, milite pour une PAC économique garante de la diversité…
Betteraves
Quelles cultures après la betterave ?
Les ex-betteraviers de la Limagne étudient avec leurs partenaires techniques les productions alternatives à la betterave ayant à…
Irrigation
Plan de relance et aléas climatiques : comment obtenir une aide ?
Le plan de relance agricole du gouvernement soutient les investissements d’équipements d’irrigation. Mais avant de déposer une…
Champs de blé face au Puy-de-Dôme
Surfaces et rendements céréaliers en baisse
En moins de cinq ans, le département du Puy-de-Dôme a perdu près de 8 000 ha de cultures, résultat d'une déprise agricole forte,…
Maître d'apprentissage et son apprentis
Phytos : ce que la séparation de la vente et du conseil a changé au 1er janvier
Les dispositions de la loi Egalim sur la séparation vente/conseil en phytos sont entrées en vigueur au 1er janvier 2021. Éléments…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole