Aller au contenu principal

Sécurité
Concourir pour la sécurité dans les élevages

La MSA Auvergne a organisé un concours de manipulation de bovins au lycée agricole de Marmilhat pour sensibiliser les élèves aux bons gestes de sécurité.

Lors du concours sur manipulation des bovins organisé par la MSA Auvergne au lycée agricole de Marmilhat, les neufs élèves participants ont pris conscience qu’avoir un matériel adéquat permet de gagner du temps et surtout d’être en sécurité.

Encore aujourd’hui, beaucoup d’accidents dans les exploitations agricoles sont le fait de la manipulation des animaux. Si des matériels de contention et autres existent pour soulager l’effort et sécuriser l’éleveur, les réactions naturelles des animaux sont, elles, imprévisibles et incontrôlables. La MSA Auvergne et Puy-de-Dôme a organisé le 16 octobre dernier un concours de manipulation des bovins au lycée agricole de Marmilhat. L’objectif de cette journée n’est autre que la sensibilisation des élèves à la sécurité.

 

Un concours sérieux

Ils étaient neuf élèves de neuf lycées agricoles d’Auvergne à participer à ce concours un peu particulier. Devant un jury composé de trois conseillers en prévention de la MSA, de deux administrateurs de la MSA et d’un formateur de l’Institut de l’Elevage et du GDS, les élèves ont relevé plusieurs épreuves. Ce n’est ni leur force ni leur habileté qui ont été évaluées mais plutôt l’application des conseils de manipulation des bovins. A travers quatre épreuves, le jury a évalué leur approche de l’animal, la technique utilisée et le résultat obtenu, le tout en un temps record et en étant en sécurité. Les candidats ont ainsi trié trois animaux tirés au sort, fait entrer trois autres bovins dans un couloir de contention afin d’administrer un traitement buccal (eau), capturé et attaché un animal et le détacher en sécurité. Des épreuves que Pierre-Antoine Martin, élève au lycée agricole de Montluçon-Larequille dans l’Allier a relevé. «Mes parents sont éleveurs laitiers ; de ce fait, je connais les bovins et leurs réactions. Les formations de la MSA m’ont surtout appris des techniques de manipulation avec différents matériels et la réalisation de nœuds pour les licols. Ce concours est sympa, il permet de montrer ce que l’on sait faire. » Et principalement de prendre conscience des risques existants. « Ce concours n’est pas un amusement. Nous avons essayé de nous rapprocher au mieux du quotidien des éleveurs et des situations accidentogènes» commente Denis Beauchet, conseiller MSA sur le Puy-de-Dôme pour la prévention des risques professionnels.

Encore trop d’accidents

Malgré les évolutions du matériel durant ces trente dernières années, les accidents en élevage sont encore nombreux. Les producteurs laitiers sont quotidiennement exposés aux coups de pieds des vaches lors de la traite. En système allaitant, le risque est accrû lors des périodes de vêlage. « En Auvergne, 30 à 40 % des accidents agricoles sont liés à la manipulation des bovins. Il y a une dizaine d’années, l’administration de traitements médicamenteux ou autres était la principale source d’accidents. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas grâce au matériel. Toutefois, les accidents subsistent notamment lors des périodes de vêlages lorsque les mères protègent leur veau » explique Gérard Dautel, responsable régional de la prévention professionnelle à la MSA. La meilleure des préventions est celle qui se réalise dès le plus jeune âge.

C’est pourquoi la MSA investit les lycées agricoles d’Auvergne pour proposer chaque année entre 25 et 30 journées de prévention. Le comportement animal et la gestuelle à adopter sont abordés à travers des cours théoriques. Des démonstrations et des exercices manuels sont également proposés pour parfaire les connaissances. « Grâce à ces journées, nous nous sommes aperçus que les connaissances des jeunes étaient instinctives. La plupart d’entre eux sont issus de familles d’éleveurs et savent plus ou moins comment se comporter face aux bovins. Malgré tout, les jeunes interprètent difficilement les réactions de l’animal. Nous avons donc centré nos journées sur la traduction des signaux qui précèdent la réaction excessive de l’animal et sur les situations susceptibles de présenter un risque. Nous travaillons également sur les comportements que l’éleveur doit adopter pour influencer la domestication de l’animal.»

Analyser et comprendre l’animal, deux points auxquels les éleveurs prêtent plus ou moins attention durant leurs journées. Des points qui pourtant ont toute leur importance dans la prévention des accidents.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Le secteur du Sancy a vu sa fréquentation touristique bondir cet été.
«Les touristes ont visité l'ensemble du Sancy »
Le Sancy a été plébiscité par les touristes étrangers et locaux durant l'été. Luc Stelly, directeur de l'Office du tourisme…
Rendez-vous jeudi 24 septembre dès 9 h 30 à l’INRAE de Laqueuille (Les Fumades), inscription au 04 73 65 92 69.
11ème édition de l’Herbe de nos Montagnes, jeudi 24 septembre à l’INRAE de Laqueuille
L’Herbe de nos Montagnes illustre la dynamique entre la recherche, le développement et les agriculteurs autour du thème de l’…
Alexandre Maffre est l'un des 20 céréaliers de Limagne a produire de la luzerne pour les producteurs de Saint-nectaire.
De la luzerne de Limagne pour les producteurs AOP de montagne
Les céréaliers de Limagne cultivent de la luzerne pour les éleveurs de montagne : le projet audacieux est porté collectivement…
Déclaration de ruches - Campagne 2020
Chaque année, les apiculteurs sont invités à déclarer leurs colonies d'abeilles auprès de la DGAL du 1er septembre jusqu'au 31…
Jérôme Aubert, président de Sodiaal  section Nord  Massif central, sur son exploitation.
Sodiaal multiplie les investissements en 2019
L'assemblée générale de la section Nord Massif central de Sodiaal, statuant sur l'activité 2019, s'est tenue mercredi 9 septembre…
Thomas Pannetier et Stéphanie Seguin devant une rangée de tabac Brun. Variété rustique, le Brun demande peu d’eau. Il possède une haute teneur en nicotine. Son stockage et séchage sont simplifiés.
Le tabac aussi mise sur le haut de gamme
Malgré les bouleversements qui ont impacté la filière tabacole ces dernières années, les planteurs du Puy-de-Dôme et de l’Allier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole