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Elevage de génisses
Changer ses pratiques pour valoriser l’élevage des génisses

La qualité de l’alimentation des vaches taries et l’amélioration de la ration de base des jeunes génisses conditionnent la réussite de l’élevage.

Le matin, les éleveurs ont échangé sur leurs pratiques d’élevage avant de se retrouver, l’après-midi,  à Perpezat sur l’exploitation du Gaec Monier.

Réussir l'élevage des génisses laitières est aujourd'hui une  préoccupation forte pour  bon nombre d'éleveurs  à la recherche d'une plus grande technicité et rentabilité de leurs troupeaux.

Pour les accompagner, le Contrôle laitier, l'EDE et la Chambre d'agriculture du Puy de Dôme organisent des formations en lien avec Vivea(1). La dernière en date avait lieu le 26 mars à Rochefort Montagne. 13 éleveurs ont profité de cette journée pour venir s'informer mais surtout échanger avec d'autres collègues sur la conduite des génisses.

 

Des premiers vêlages tardifs

Il faut le dire, dans le département, l'élevage des génisses n'est pas ancré dans les pratiques des éleveurs, «il y a une méconnaissance des capacités de vêlage d'une jeune génisse de deux ans et donc une réticence à les programmer dès cet âge» remarquent Audrey Morel et Sylvie Roche, techniciennes du Contrôle laitier et intervenantes dans la formation. La moyenne des premiers vêlages est à plus de 36 mois dans le Puy-de-Dôme ; une pratique qui fragilise la productivité des élevages en impactant la longévité des vaches. «Un premier vêlage inférieur à 29 mois c'est 23 555 kg de lait carrière alors qu'un vêlage supérieur à 36-40 mois c'est 20 485 kg de lait carrière» argumentent les techniciennes. «En retardant le premier vêlage, on retarde également l'IVV (2) et des problèmes de reproduction surgissent. Le vêlage précoce permet en effet de libérer de la place dans les bâtiments et de libérer du temps car il y a un lot de génisses en moins à gérer».

Mais raccourcir l'âge des premiers vêlages ne s'improvise pas ! «C'est une décision qui se réfléchit et le changement doit-être progressif» insiste Sylvie Roche.

Modifier ses pratiques

Ce changement suppose pour l'éleveur d'adopter de nouvelles pratiques. La première d'entre elles est d'améliorer l'alimentation des vaches taries pour optimiser la qualité nutritionnelle du colostrum et favoriser ainsi le transfert de l'immunité de la mère au veau. L'administration du colostrum doit intervenir dans les 12 h suivant la naissance, elle varie entre 2 et 4 litres  selon la qualité du colostrum.  Audrey Morel rappelle également l'importance de désinfecter le cordon ombilicale avec une solution iodée, pendant 48 heures.

L'étape suivante s'annonce dès la seconde semaine avec la fourniture régulière d'eau propre, de foin, de sel et de concentré pour développer correctement la panse.

A dix semaines, la période de sevrage s'ouvre «sous condition d'ingestion d'une ration de base équilibrée composée de 2 kg de concentré permettant d'atteindre le niveau de poids requis» explique Audrey.  «Jusqu'à 6 mois le GMQ est de 900 g/jour. A 6 mois, les génisses doivent atteindre 30% de leur poids adulte soit 200kg» (cf tableau). Il est important d'évaluer les gains de poids des  génisses avant  la mise à la reproduction. Pour cela, la Contrôle laitier met deux outils à disposition des éleveurs : le ruban barymétrique et les pesées à travers son offre de service «suivi des génisses».

 

(1) fonds d'aide à la formation des exploitants agricoles

(2)Intervalle Vêlage-Vêlage

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