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Maïs  semences
Castration, le casse-tête pour dénicher de la main-d'œuvre saisonnière

Les chantiers d'écimage des maïs semences ont débuté la semaine dernière avec notamment des jeunes des Maisons de Quartier de la ville de Clermont-Ferrand dont les contrats de travail ont été passés avec Agri Emploi 63.  

Avant le démarrage de la castration, Laurent et Pascale Favy donnent conseils et explications aux 46 jeunes présents pour ce premier jour de chantier à Beauregard l'Evêque.

Avec le retour d’un temps plus clément, les premières castrations de maïs semences ont démarré la semaine dernière en Limagne. Ce fut le cas chez Laurent et Pascale Favy à Beauregard l’Evêque, producteurs de grandes cultures sur 230 ha, dont 36 ha de maïs semences.

L'atout Agri Emploi 63

Mercredi 21 juillet 7h : branle-bas de combat sur le bord de la départementale entre Chignat et Beauregard l'Evêque. A proximité d’une parcelle de maïs semences, près de quarante jeunes de la Maison de quartier de la Fontaine du Bac est au rendez-vous pour ce " job d’été ". Poussés par leurs parents ou volontaires pour se faire un peu d’argent de poche, tous sont embauchés par Agri Emploi 63 et mis ensuite à disposition des agriculteurs-adhérents pour la castration des maïs semences.
C’est la deuxième année que Laurent Favy passe par Agri Emploi 63 pour obtenir de la main-d’œuvre saisonnière. " C’est très compliqué aujourd’hui de trouver des jeunes en contrats courts. Cette année, nous n’avons reçu que 6 candidatures directes. Les jeunes ne veulent plus travailler ou alors partent en vacances… C’est devenu un casse-tête ! " L’agriculteur joue donc la sécurité en faisant appel aux services d’Agri Emploi 63. " J’ai ainsi l’assurance de bénéficier de main-d’œuvre en temps voulu et en plus je n’ai aucune démarche à entreprendre : déclarations d’embauche, contrats de travail, bulletins de salaire etc… tout est réalisé par le groupement d’employeurs " confie-t-il.

Donner un sens à la tâche

Donc ce mercredi 21 juillet, après que Laura Poux d’Agri Emploi 63 ait fini de vérifier les contrats de chaque saisonnier, le groupe se dirige vers la parcelle de maïs. Avant de mettre un pied dans les rangs et démarrer l’écimage, Laurent Favy  prend quelques minutes précieuses pour donner des explications indispensables sur notamment la différence entre les plants mâles et femelles, la façon d’arracher la panicule, le pourquoi de la castration, à quoi ça sert ;  bref ! des informations qui donnent un sens au travail que ces jeunes vont devoir réaliser durant plusieurs jours.
Des équipes de 8 sont ensuite formées et placées sous l’attention et l’œil aguerri de 6 chefs d’équipe. L’écimage peut alors commencer. " La première journée est toujours synonyme de rodage, précise Pascale Favy. Les jeunes doivent prendre la technique et le rythme. " Ils doivent surtout se concentrer sur leur tâche car ils n'ont pas le droit à l'erreur.  Une seule panicule oubliée sur un rang et c'est le risque de donner des semences non conformes. Ce premier jour de chantier, les jeunes ne travailleront que le matin. Seront-ils tous de retour le jour suivant ? "Malheureusement, il y en a toujours quelques uns qui ne reviennent pas " confirme Pascale Favy.

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