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Campagnols terrestres : état des lieux de la lutte

Faisant suite au groupe de suivi Massif Central, le comité départemental d’évaluation de la maîtrise de la population de campagnol terrestre s’est réuni le 22 juin.

La FNSEA 63 avec la FDGDON est pleinement engagée pour la mise en place d’outils pour la lutte contre le campagnol.

Présidé par Mme Bonnard, sous-Préfète d’Issoire en charge du dossier, le com-ité a rappelé l’ensemble des actions contre le campagnol.

 

Le campagnol, un sujet de recherche

Le plan de lutte contre les campagnols terrestres combine des expérimentations à long, moyen et court termes.

Quatre axes de recherche à 3-5 ans

Les axes de recherches et leurs financements ont été validés. Reprenant parfois la suite d’études déjà entamées par le passé, les recherches vont porter sur 4 pistes :

• La recherche de nouvelles molécules campagnolicides pour tuer les campagnols de façon plus ciblée,

• Des techniques d’immuno-contraception pour limiter la prolifération

• La recherche sur les phéromones pour rendre plus efficace le piégeage

• L’analyse des causes du déclin naturel des populations de campagnol pour mieux les anticiper (réimplanter les prairies au plus tôt).

À 2-3 ans, améliorer la surveillance

Deux travaux visent l’amélioration de la surveillance des évolutions spatiales du ravageur.

Une approche spatiale vise le repérage précoce des campagnols et l’analyse de l’impact de leur présence sur la productivité de la prairie, via des données captées par des drones.

La mise en place d’un dispositif révisé de surveillance terrain de la présence des campagnols.

 

Des expérimentations locales

L’objectif est de tester les effets de nouveaux moyens de lutte pour tenter d’enrayer la prolifération. Le dépôt des dossiers de ces projets est en cours pour des expérimentations de terrain qui doivent commencer prochainement. 4 projets sont présentés :

• L’étude de combinaison de méthodes de lutte existantes et innovantes et l’utilisation d’un logiciel cartographique innovant sur des parcelles clé de l’extension des campagnols. (FDGDON 63).

• L’expérimentation de l’utilisation de la glace carbonique (Chambre d’agriculture 15). (cf encadré)

• L’amendement organique de tourteaux de ricin utilisé comme répulsif (Cantal)

• L’animation des dispositifs de lutte sur un territoire (PNR Aubrac).

 

Des mesures directement accessibles pour les agriculteurs

Plusieurs dispositifs sont en place ou en cours d’élaboration pour aider les agriculteurs à lutter contre le campagnol. Dans tous les cas, la nécessité d’une lutte collective et pérenne est prise en compte et se traduit par un préalable : la signature d’un contrat d’engagement.

Prise en charge des moyens de lutte

Depuis la prise d’arrêté le 23 octobre 2015, les agriculteurs engagés dans la lutte contre le campagnol via un contrat d’engagement peuvent bénéficier d’une prise en charge par le FMSE des moyens de lutte jusqu’à 75% des frais engagés dans la limite de barèmes.

Une aide au re-semis

Sur le même principe qu’en 2012, le Conseil Départemental met en place une aide à la réimplantation de prairie (achat de semence et implantation), pour un budget de 200 k€. Les dossiers sont à déposer avant le 15 octobre 2016 pour un paiement d’ici la fin de l’année. L’aide est conditionnée à la signature d’un contrat d’engagement d’au moins 3 ans dans la lutte.

Indemnisation des pertes en discussion

La section ruminant du FMSE travaille à un programme d’indemnisation des pertes liées au campagnol. Le principe a été acté et une enveloppe de 10 M€ prévue. Les conditions d’éligibilité sont en cours d’expertise et portent sur l’identification des parcelles à partir de données satellitaires et les conditions de prise en charge. La profession deman-de que le dispositif soit simple et la prise en charge significative.

 

Externalisation de la lutte contre les taupes, levée des derniers blocages

 

Dès la prise de l’arrêté départemental de lutte obligatoire, la FNSEA, la FDGDON et AgriEmploi 63 ont travaillé à la mise en place d’une prestation de lutte contre les taupes au PH3. Le principe est simple : utiliser la complémentarité des structures pour apporter un service fonctionnel rapidement et à un coût maitrisé. La FNSEA63 met à disposition son réseau, la FDGDON le PH3 et la coordination, et AgriEmploi des salariés qualifiés. Le dispositif présenté à diverses occasions a recueilli l’approbation de tous. Un premier groupe d’agriculteurs est d’ailleurs volontaire pour l’utiliser sur le secteur de Briffons.

Grâce à un travail fructueux entre la FNSEA 63 et l’administration, les derniers blocages règlementaires ont été levés ce lundi 27 juin. La prestation devrait donc être fonctionnelle dès l’automne 2016.

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