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Viande porcine
Bruxelles réintroduit les restitutions à l’exportation

Face à la très grave crise que traverse la filière porcine, la Commission européenne a décidé d’accorder des restitutions à l’exportation* dans le secteur de la viande porcine.

La Commission européenne a décidé d’accorder des restitutions à l’exportation* dans le secteur de la viande porcine.
Très réticente jusqu'à présent, Mariann Fischer Boel a fini par se ranger à la demande de nombreux états membres sur la mise en place de restitutions sur la viande porcine. De nombreux opérateurs et des organisations syndicales comme la FNSEA et la FNP en France plaidaient également dans le même sens.
L'aide concernerait les carcasses et les différents morceaux, quelle que soit la destination. La décision formelle devrait être prise cette semaine. Bruxelles justifie le dispositif par la chute du dollar et la hausse du coût des aliments qui mettent à mal la compétitivité des exportations européennes par rapport à des concurrents tels que les Etats-Unis, le Canada et le Brésil.
Pour les milieux professionnels, le soutien annoncé par la Commission ne constitue nullement une subvention à l'exportation mais doit être perçu comme une simple compensation d'un phénomène monétaire destinée à gommer le niveau élevé de l'euro sur les marchés des changes. Selon eux, dans un souci de saine gestion, « il aurait été plus judicieux de soutenir l'exportation un mois plus tôt au lieu d'accorder des aides au stockage pour une viande qui se retrouvera sur le marché communautaire au cours des prochains mois ». Rappelons que les exportations de viande porcine de l'UE-27 sont prévues à 1,8 million de tonnes en 2007, soit une baisse de 13 % par rapport à 2006.
Parallèlement au déclenchement des restitutions, la Commission devrait suspendre l'aide au stockage privé qu'elle avait mise en place en octobre dernier, malgré l'intérêt que la mesure a suscité.
En effet, 85 000 tonnes de viande porcine ont été soustraites provisoirement du marché dont
16 000 tonnes en Espagne, 14 000 tonnes en Italie, 12.500 tonnes au Danemark et 12.000 tonnes en Allemagne. Mais, aujourd'hui, la formule apparaît insuffisante pour remédier aux difficultés des producteurs européens, estime la Commission de Bruxelles, pour étayer sa décision.
D'après Actuagri
*Le montant des restitutions fixé le 29 novembre à l'issue du comité de gestion de l'UE, était de 31,1 euros/100 kg pour les carcasses et les découpes et de 19,4 euros/100 kg pour les abats.


Section régionale porcine : Barrages filtrants le 13 décembre à Clermont !
Excédés par la crise dramatique qu'ils traversent dans une indifférence presque générale, les éleveurs ont décidé d'organiser des barrages filtrants autour de Clermont-Ferrand le 13 décembre prochain. Depuis de longs mois, les prix restent scotchés autour d'1 ?/kg alors que le prix de revient ne cesse d'augmenter avec la hausse du prix de l'aliment. Ce prix de revient est actuellement d'environ
1,5 ?/kg. Sous la pression de la principale coopérative porcine de Bretagne, la filière porcine est la seule, avec le lapin, à ne pas avoir répercuté la hausse du coût de l'aliment sur le prix de vente du porc.
Cette situation est devenue intenable pour les éleveurs qui perdent de l'argent en travaillant. Un comble dans notre société.
Les sections porcines des départements du sud de la France ont décidé de réagir. Elles organisent trois barrages filtrants autour de Clermont-Ferrand le 13 décembre. L'objectif principal est d'obtenir à nouveau des prix rémunérateurs et donc une hausse immédiate des prix du porc à un niveau permettant aux éleveurs de retirer un revenu décent de leur travail.
Et nous attendons des pouvoirs publics des moyens à court terme pour passer la crise exceptionnelle que nous traversons à travers une aide directe pour les zones à faible densité porcine du sud de la France.
Pour participer à l'action syndicale, contactez l'UDSEA.

 Faites vous entendre : venez!

La section régionale porcine

Modalités pratiques
Les barrages démarreront à 10 h.
Les départements sont répartis sur les trois barrages prévus :-
- à l'entrée sud de Clermont (rond point d'Aubière) pour le Cantal, la Haute-Loire, la Lozère, l'Aveyron et tous les départements du Sud Est.
- à l'entrée ouest de Clermont (les 4 routes) pour les départements du Limousin, le Lot et les autres départements du Sud Ouest.
- à l'entrée Est de Clermont (rond point du Brézet) pour l'Allier, le Puy-de-Dôme et les départements du Centre, de Bourgogne et de Rhône Alpes.
L'UDSEA dispose d'un plan précis

 Patrick TRILLON : "Soyons tous présents le jeudi 13 décembre"
« La situation vécue aujourd'hui par les éleveurs de porcs est scandaleuse ! La profession doit être unie pour soutenir les producteurs. Nous devons leur permettre de vivre d'un digne revenu. Nous pourrions dans ce contexte faire presque une grève du porc et arrêter les livraisons. Nous déplorons encore de voir que l'agriculture constitue la seule profession qui vend à perte. Les éleveurs de porcs en sont un bien triste exemple. C'est pourquoi nous appelons à la mobilisation de tous ce jeudi 13 décembre à Clermont-Ferrand ! Et n'oublions pas qu'un porc, c'est aussi un «sac de céréales à quatre pattes ». Cela signifie que c'est un des débouchés pour les céréales produites sur notre département. Nous avons le devoir d'aider ceux qui poussent un cri d'alarme. Soyons tous présents auprès d'eux à Clermont-Ferrand !

Interview de Jean-Guy Pouzet, éleveur de porcs à Celles-sur-Durolle

Quelle est votre situation en tant qu'éleveur de porcs du Puy-de-Dôme ?
J.-G. Pouzet : « On ne s'en sort plus ! Nous sommes désespérés de ne plus pouvoir joindre les deux bouts depuis maintenant plusieurs mois ».

Pourquoi êtes-vous arrivés dans cette impasse financière ?
J.-G. P. : « La situation financière de nos exploitations spécialisées en porcs étaient déjà délicates depuis plusieurs années. Ce sont les baisses successives du prix du porc payé au producteur qui ont fragilisé notre revenu. Mais depuis l'été dernier, avec la récente hausse du cours des céréales, ça a fini d'enfoncer le clou ! ajoutez-y une hausse du prix du fioul, nous n'arrivons même pas à atteindre le prix de revient du porc... ».

Quelles solutions voyez-vous à ce problème ?
J.-G. P. : « Pour contrer cette vente à perte, j'espère que l'Etat prendra ses responsabilités dans une compensation de la hausse des charges qui est indépendante de notre gestion quotidienne de la production. Seulement, il faudrait aussi que cesse le déséquilibre entre les producteurs bretons et le reste de la France. Toutefois, la première réponse à apporter de notre part, c'est une forte mobilisation le 13 décembre à Clermont-Ferrand. Il faut hélas crier au secours pour sauver notre profession ».

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