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Environnement
Bilan et projet sur le dossier environnement

Entre écologie gratuite et contraintes coûteuses, l’UDSEA et les JA revendiquent le retour au bon sens.

Mobilisation à Orléans le 10 septembre dernier.

Dans toutes les instances où il est question d’environnement deux camps se distinguent : d’un côté des agriculteurs qui valorisent et façonnent un territoire, de l’autre des associations, des collectivités ou l’administration qui portent des projets environnementaux souvent imprécis et parfois peu compatibles entre eux. Le dialogue est rarement simple.

 

L’agriculture enfin reconnue

Le dossier «environnement» a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années. C’est devenu un sujet à la mode sur lequel tout un chacun donne son avis. Chacun a sa priorité, son zonage, son projet, sa solution... mis en application ensuite sur des terres qui ne sont pas les siennes. Dans ce contexte, le premier défi était d’introduire l’agriculture dans les instances créées pour Natura 2000, les SAGE, les projets territoriaux, contrats de rivière, de lacs, d’entretien des berges...

Désormais, des représentants de la profession sont invités souvent en tant qu’élus Chambre d’agriculture, parfois en tant que repré- sentants syndicaux. Grâce aux moyens techniques de la Chambre d’agriculture, la profession est au-jourd’hui en capacité d’argumen- ter et de faire face à l’administration ou aux collectivités. Bien que souvent minoritaires, les représentants agricoles se font entendre.

 

Des victoires au cas par cas

Sur plusieurs dossiers, l’argumentation technique et agronomique a fait reculer l’administration.

Reprenons quelques exemples de ces victoires qui ont soulagé les agriculteurs des secteurs concernés. Dans le dispositif Natura 2000, les parcelles cultivées ont été sorties du périmètre de la zone de la Plaine des Varennes (Bort l’Etang). Les MAET ont été assouplies pour être compatibles avec l’activité agricole.

Sur les zones de captage, l’hydrogéologue et l’ARS souhaitent ré- gulièrement la suppression de tous les intrants. L’argumentation et les négociations ont permis d’adapter les contraintes aux pratiques agricoles et de revaloriser les indem- nités correspondantes.

En 2009, alors que la consigne nationale était de généraliser la mise en place de CIPAN sur tout le territoire, le Puy-de-Dôme a ob-tenu une dérogation sur ses sols argileux.

Ces acquis n’ont pu être obtenus que par une mobilisation de tous les instants et d’une présence per-manente aux groupes de travail.

 

Remettons l’économie et l’agronomie au cœur des discussions

Pour l’avenir, l’UDSEA et les JA affirment leur volonté de produire plus et mieux. Ils soutiennent que des mesures appropriées (indemnisation, contractualisation…) per- mettront de réduire l’impact sur la qualité de l’eau tout en maintenant le potentiel de production. Sur des territoires où, malgré tout, des mesures contraignantes s’imposent, il faut étudier leur impact économique à l’échelle de l’exploitation, du territoire ou de la filière, et prévoir les compensations économiques nécessaires.

Par contre, l’UDSEA et les JA s’opposent aux empilements des zona- ges et aux incohérences des mesures environnementales. Ils s’enga- gent à mobiliser lorsque les lignes rouges sont franchies. Comme c’est par exemple le cas de la directive nitrates (cf encadré). Le dogmatisme environnemental doit être remplacé par du pragmatisme.

 

Directive nitrates

Contre le durcissement de la directive nitrates, signer la pétition de la FNSEA « l’agriculture menacée par un monstre administratif » sur internet : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N32009

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