Aller au contenu principal

avenir laitier
Aux producteurs de tenir la barre

De Besse à Manzat, les producteurs laitiers, réunis le 8 février, défendent une valorisation de leur produit, gage d’une rémunération juste et de leur maintien sur le territoire.

En météorologie, il y a les signes de beau temps et les avis de tempête. De la même manière, chavirés entre des prix et des charges volatils, les producteurs de lait cherchent avec détermination une terre ferme pour accomplir leurs projets professionnels et leurs projets de vie. Au-delà d’un objectif d’équité entre producteurs, la différenciation des produits laitiers est une priorité aux enjeux considérables pour notre région.

 

Négocier la houle des contrats

La mise en place des contrats est vécu comme un raz-de-marée dans le monde laitier. Et pourtant 100 % des producteurs sont déjà contractualisés. Pourquoi ne pas prendre le temps d’analyser les lignes des contrats ? La date du 1er avril 2011 impose aux acheteurs de proposer des contrats à tous les producteurs, elle impose ni signature ni position immédiates de la part des producteurs. La Fdpl, avec la section régionale laitière, aidera tout producteur à comparer collectivement les propositions et à formuler des conditions d’engagement. Affronter un océan juridique est plus difficile sur une coquille de noix que sur un remorqueur. C’est pourquoi il est proposé aux producteurs de s’organiser collectivement pour, notamment, faire suivre leurs contrats individuels et éviter les écueils, risques de ne plus être collectés ou d’être injustement rémunérés.

« Que se passera t-il si… ? »

La contractualisation au sens du décret du 30 décembre s’applique au lait non transformé. Elle impose une mention de volumes dans les contrats.

« Il est difficile pour les producteurs mixtes de prévoir la part des quotas transférables » commentent les éleveurs à Besse. Ce point, un parmi d’autres, nécessitera probablement un renforcement des discussions en amont du contrat individuel. Pascal Servier, Président de la Fdpl insiste sur le fait que « les filières gagnent en importance». Autre exemple, cité à Manzat: « Et si un associé tombe malade, si un problème sanitaire ou climatique nous empêche de livrer le lait engagé, que fera-t-on ?». En d’autres termes, là aussi, soit l’interprofession, soit une organisation de producteurs face aux entreprises, devraient être amenées à prévoir les procédures dans les cas dits de force majeure. C’est en tout cas l’intérêt de chacun d’anticiper le traitement de ces situations, afin d’éviter des écritures et/ou des lectures abusives des relations vendeur/acheteur.

.../...

suite page 4 de l'Auvergne Agricole du 17 février

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Alexandre Maffre est l'un des 20 céréaliers de Limagne a produire de la luzerne pour les producteurs de Saint-nectaire.
De la luzerne de Limagne pour les producteurs AOP de montagne
Les céréaliers de Limagne cultivent de la luzerne pour les éleveurs de montagne : le projet audacieux est porté collectivement…
Le secteur du Sancy a vu sa fréquentation touristique bondir cet été.
«Les touristes ont visité l'ensemble du Sancy »
Le Sancy a été plébiscité par les touristes étrangers et locaux durant l'été. Luc Stelly, directeur de l'Office du tourisme…
Rendez-vous jeudi 24 septembre dès 9 h 30 à l’INRAE de Laqueuille (Les Fumades), inscription au 04 73 65 92 69.
11ème édition de l’Herbe de nos Montagnes, jeudi 24 septembre à l’INRAE de Laqueuille
L’Herbe de nos Montagnes illustre la dynamique entre la recherche, le développement et les agriculteurs autour du thème de l’…
Déclaration de ruches - Campagne 2020
Chaque année, les apiculteurs sont invités à déclarer leurs colonies d'abeilles auprès de la DGAL du 1er septembre jusqu'au 31…
Jérôme Aubert, président de Sodiaal  section Nord  Massif central, sur son exploitation.
Sodiaal multiplie les investissements en 2019
L'assemblée générale de la section Nord Massif central de Sodiaal, statuant sur l'activité 2019, s'est tenue mercredi 9 septembre…
Thomas Pannetier et Stéphanie Seguin devant une rangée de tabac Brun. Variété rustique, le Brun demande peu d’eau. Il possède une haute teneur en nicotine. Son stockage et séchage sont simplifiés.
Le tabac aussi mise sur le haut de gamme
Malgré les bouleversements qui ont impacté la filière tabacole ces dernières années, les planteurs du Puy-de-Dôme et de l’Allier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole