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Auvergne-Rhône-Alpes : le « Symbole d'une République qui repart de l'avant »

Session historique lundi en début d'après-midi à Lyon. Les 204 conseillers régionaux avaient rendez-vous pour écrire le tout premier chapitre de l'histoire d'Auvergne-Rhône-Alpes. Une collectivité aux dimensions XXL, pilotée par Laurent Wauquiez.

Session historique lundi en début d'après-midi à Lyon. Les 204 conseillers régionaux, élus le 13 décembre dernier, avaient rendez-vous pour écrire le tout premier chapitre de l'histoire d'Auvergne-Rhône-Alpes. Une collectivité aux dimensions XXL, pilotée par Laurent Wauquiez.

 

Auvergne-Rhône-Alpes : le « Symbole d'une République qui repart de l'avant »

 

204 élus, venus de l'un des douze départements que compte désormais la région ont pris place lundi après-midi dans l'hémicycle lyonnais. Une salle d'assemblée qui n'a rien à envier à l'Hôtel de région auvergnat, à un détail près cependant : à Lyon, la salle d'assemblée est dépourvue de système de vote électronique à l'ère du numérique ! Une technologie loin d'être gadget, surtout en ce jour de vote solennel où 204 élus doivent passer par l'isoloir. Autant dire que cela prend du temps...

« Les pieds sur terre »

Conformément à la procédure, plusieurs élus ont fait acte de candidature à la présidence. A l'issue du vote, Jean-Charles Kohlhaas (EELV) obtient 8 voix; Christophe Boudot (FN) 34 voix ; Jean-François Debat (PS) 42 voix; Laurent Wauquiez (Les Républicains) 113 voix; Cécile Cukierman (FDG) 7 voix. L'annonce sans surprise de la victoire du candidat des Républicains a été accueillie par une salve d'applaudissements nourrie. Pas de quoi donner des ailes à un Laurent Wauquiez résolument décidé à rester les pieds sur terre, faisant sienne la citation de Pompidou considérant qu'un élu doit « avoir les pieds dans la glaise et la tête dans l'horizon ». Il n'a fallu que quelques mots pour saisir le tempo de la politique qu'entend mener Laurent Wauquiez en Rhône-Alpes-Auvergne. L'élu veut « secouer » ; « veiller à garder le meilleur des deux régions » ; « redonner des repères » et se plier à « l'exemplarité ».

Economies

Un objectif réaffirmé à maintes reprises par l'altiligérien et qui va se matérialiser dès la prochaine session par une proposition de diminution de 10% du montant des indemnités des élus et conseillers économiques et sociaux. Autre geste symbolique, la diminution du nombre de membres de la Commission permanente, en deçà de ce que prévoit la loi, soit 61 membres au total incluant le président, les 15 vice-présidents et 45 membres (voir par ailleurs). Enfin, les élus ne bénéficieront ni d'un téléphone portable ni d'un abonnement attaché comme cela avait été imaginé par la précédente majorité. Toutes ces mesures devraient générer une économie de 19 millions d'euros sur la mandature. « Ce n'est pas rien », selon Laurent Wauquiez, pour qui ces économies ne sont que le début d'une série plus vaste, plus ambitieuse : « On peut améliorer le service rendu sans augmenter les dépenses, ni augmenter les impôts. Grâce à l'administration du XXIème siècle, Auvergne-Rhône-Alpes doit coûter moins cher qu'Auvergne et Rhône-Alpes séparément ».

Outre aux économies budgétaires, Laurent Wauquiez souhaite s'atteler dans l'intervalle des trois premiers mois de son mandat, à l'emploi en mettant en place un programme zéro charge pour le premier emploi ; à l'apprentissage¹ ; à l'économie en optant pour la préférence régionale dans les marchés publics ; en intégrant davantage de produits agricoles régionaux dans les cantines scolaires ; à l'éducation en remettant sur les rails la bourse au mérite sous conditions de ressources ; à la sécurité en contribuant aux efforts engagés par l'Etat pour renforcer la sécurité des usagers dans les trains, dans les lycées et en accompagnant les communes qui veulent s'équiper de système de vidéosurveillance.

Faire de la région, un exemple national

Ce qui importe avant tout au nouveau président, c'est de faire de la région, « un modèle pour notre pays », prouver « que l'on peut changer la politique par le terrain », et que cela paye avec « des résultats concrets régulièrement mesurés ».

Dans une échéance relativement courte - le nouveau président étant un homme pressé- Laurent Wauquiez veut ni plus ni moins que les observateurs constatent « que là où ça bouge dans notre pays c'est en Auvergne-Rhône-Alpes ». Quitte à bousculer le politiquement correct. L'élu de Haute-Loire ne goûte pas de ce pain là. « Nous ne sommes pas élus pour s'excuser d'avoir des convictions », « je crois au social par le travail et non au social par l'assistanat », « nous donnerons plus d'aides à ceux qui se donnent du mal, et moins à ceux qui ne font rien », a-t-il lancé à plusieurs reprises dans son discours. A peine, assis dans le fauteuil de président, Laurent Wauquiez a tôt fait d'endosser le costume. Le nouveau souffle, promis dans la campagne est déjà à l'oeuvre. L'aire qu'il insuffle s'annonce revigorant.

Sophie Chatenet

Emilie Bonnivard, une savoyarde en charge de l'agriculture

Pour l'agriculture, le président fraichement élu nourri un projet cohérent bâti avec des gens de terrain, à l'instar notamment de Raymond Vial de la Loire, de Dominique Despras du Rhône et d'Emmanuel Ferrand de l'Allier, tous les trois agriculteurs. Elue vice-présidente déléguée à l'agriculture, à la ruralité, à la viticulture, aux produits du terroir et à la forêt, Emilie Bonnivard compte bien s'appuyer sur l'expérience de l'équipe de Laurent Wauquiez pour assurer sa mission. Savoyarde, Emilie Bonnivard est chargée de développement territorial à la Caisse des Dépôts et monitrice de ski. Comme beaucoup d'élus de la liste du rassemblement Républicains, elle fait ses premiers pas dans l'hémicycle régional. Elle n'est cependant pas tout à fait novice en politique puisqu'elle est adjointe au maire de Montaimont en Savoie. « Je connais bien le milieu rural, mes parents tenaient une boucherie à Montaimont et mes grands-parents étaient agriculteurs sur la commune », confie l'élue.

 

SC

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