Aller au contenu principal

6 000 poules aux œufs d’or à Randan

Emmanuel Barrier et Isabelle Faye élèvent quelque 6000 poules pondeuses plein air à Randan. Chaque jour, c’est autant d’œufs qu’ils récoltent, exclusivement pour la consommation.

Les 6000 Lohmann d’Isabelle Faye disposent d’un parcours extérieur de 2,5 hectares,« pour vivre leur vie de poule ».

En parallèle de son exploitation en céréales, Emmanuel Barrier conduit un élevage de 6000 poules pondeuses plein air à Jussat, commune de Randan. Aujourd’hui, il en est à son 6ème lot de poules pondeuses. « Nous voulions exercer une activité hors du commun, il y a peu d’élevages de poules sur le département. Nous avons visité un élevage dans l’Allier et ça nous a plu, alors on s’est lancé», explique Isabelle Faye, son épouse. En 2010, un poulailler de 1000 m² voir le jour, avec un parcours plein air de 2,5 hectares.

 

1 800 000 œufs par an !

« En pic de ponte, nous récoltons entre 5 600 et 5 900 œufs par jour», pour une moyenne de 300 œufs par poule et par an, soit un total d’1 800 000. « Nous recevons les poules prêtes à pondre à 18 à 20 semaines, nous n’élevons aucun poussin », poursuit Isabelle Faye. Grâce au tapis en rotation continue disposé au centre du bâtiment sur toute la longueur, les œufs arrivent tous seuls en salle de tri, où Isabelle n’a plus qu’à les cueillir à la main et effectuer le premier triage. Les plus sales, les plus déformés, les blancs et rugueux sont automatiquement déclassés, ce qui concerne environ 150 à 180 œufs chaque jour. Pour se destiner à la consommation, l’œuf doit présenter des mensurations idéales : pas moins de 53 grammes, pas plus de 73 grammes, être bien rond, lisse et régulier. Les déclassés partent ensuite dans un autre circuit de distribution afin d’être transformés en ovoproduits. Ils sont également vendus en direct au domicile des exploitants pour éviter les allers-venues du grand public sur le bâtiment, et les risques sanitaires associés. Une fois par semaine, les œufs partent pour le Clos Mally avant de se destiner à la consommation. Avant cela, le stockage est assuré dans une chambre qui ne dépasse pas les 18 degrés.

 

Façonner des bonnes pondeuses

Actuellement, les 6000 poules de l’élevage sont de race Lohmann, dont « les œufs viennent plus vite à maturité », confie Isabelle. Elles sont nourries à base de céréales label fermier d’Auvergne pour une consommation journalière de 780 kg, soit 130 grammes par tête. «Pour faire une bonne pondeuse, la poule doit avoir une bonne alimentation. On lui fournit le gîte, le couvert et le logis, ensuite elle fait sa vie de poule en parcourant l’extérieur quand elle veut ». L’élevage de volailles nécessite un travail quotidien, essentiellement centré sur la surveillance et le ramassage des œufs. « Il est primordial d’être minutieux et attentif ». Les poules transitent environ 11 à 12 mois sur l’exploitation de Jussat, après quoi elles sont moins bonnes pondeuses. S’en suit un vide sanitaire d’un mois, pendant lequel le bâtiment est briqué du sol au plafond : curage, démontage des matériaux et des niches, balayage et désinfection dans le strict respect des règles d’hygiène, pour accueillir le lot de poules suivant en toute sécurité.

Une valorisation stable toute l’année

À l’installation d’un poulailler, le centre de conditionnement demande un engagement de l’éleveur pour 12 ans, qui correspond généralement à la durée d’amortissement du bâtiment. En contrepartie, le centre s’engage à prendre 100% de la production à un prix stable toute l’année. L’éle-veur est donc assuré de ne pas être impacté par ce qu’il se passe sur le marché. La valorisation se fait à l’œuf ou au kg, à 7,5 centimes d’euros pour du plein air et entre 14 et 15 centimes pour du bio. La première contrainte d’un élevage de poules reste les règles sanitaires, «mais elles sont indis-pensables à la survie de l’animal et de l’exploitation, et à la préservation du métier ». Outre cette obligation, « c’est un métier plaisant, on travaille dans de bonnes conditions au chaud et à l’abri. Maintenant on espère que ça continue et que ça dure le plus longtemps possible ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout L'Auvergne Agricole

Les plus lus

Sébastien Ramade, nouveau président de l’interprofession Saint-nectaire
« Notre force : l’union entre les différents acteurs de la filière »
Sébastien Ramade, producteur fermier de Saint-nectaire vient d'être élu président de l'Interprofession du Saint-nectaire (ISN) et…
Patrick Bénézit : « Une PAC qui maintient des agriculteurs nombreux et qui créé de l’économie »
Patrick Bénézit, agriculteur dans le Cantal et président de la Copamac¹, milite pour une PAC économique garante de la diversité…
Betteraves
Quelles cultures après la betterave ?
Les ex-betteraviers de la Limagne étudient avec leurs partenaires techniques les productions alternatives à la betterave ayant à…
Irrigation
Plan de relance et aléas climatiques : comment obtenir une aide ?
Le plan de relance agricole du gouvernement soutient les investissements d’équipements d’irrigation. Mais avant de déposer une…
Champs de blé face au Puy-de-Dôme
Surfaces et rendements céréaliers en baisse
En moins de cinq ans, le département du Puy-de-Dôme a perdu près de 8 000 ha de cultures, résultat d'une déprise agricole forte,…
Maître d'apprentissage et son apprentis
Phytos : ce que la séparation de la vente et du conseil a changé au 1er janvier
Les dispositions de la loi Egalim sur la séparation vente/conseil en phytos sont entrées en vigueur au 1er janvier 2021. Éléments…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site de l'Auvergne Agricole
Consultez les revues de l'Auvergne Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Auvergne Agricole