L'Auvergne Agricole 12 octobre 2016 à 08h00 | Par Mélodie Comte

Maternité, congé ou accident, le remplacement a tout bon

Le Service de remplacement est aux côtés des agriculteurs en assurant le maintien de leur activité en cas de maladie, accident, vacances, formation, maternité ou paternité.

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Logotype Service de Remplacement
Logotype Service de Remplacement - © Service de Remplacement

Les Services de Remplacement d’Auvergne et Rhône-Alpes ont profité du Sommet de l’élevage pour rappeler aux agriculteurs l’importance de maintenir l’activité de l’exploitation. Aux côtés des professionnels depuis plusieurs décennies, le service se veut toujours plus proche, réactif, efficace et représentatif. Les plus légitimes pour en parler ce sont les agriculteurs utilisateurs eux-mêmes. Trois d’entre eux ont pris la parole lors de la conférence organisée à Cournon pour souligner l’importance et la facilité d’emploi du Service de Remplacement.

 

Maternité et paternité, 100% remboursés

Anne-Laure Guillaumond est éleveuse au Gaec familial du Plateau à Sainte-Sigolène en Haute-Loire. Avec un troupeau de bovins lait et de bovins allaitants, il était inimaginable, pour la jeune femme, d’abandonner son poste sans offrir une solution de remplacement à son associé. Inscrite au Service de Remplacement depuis son installation, ce n’est qu’au moment de son congé maternité, entre novembre 2015 et mars 2016, qu’elle fait appel pour la première fois au service. « Il ne faut pas seulement penser à son travail mais aussi à sa vie de famille. J’avais envie, comme toutes les jeunes mamans, de profiter pleinement de la fin de ma grossesse et de la naissance de mon enfant. Durant cette période, je suis allée très rarement sur la ferme. »

Grâce à la MSA, elle a pu bénéficier d’un service pris en charge à 100%. « Ce motif de remplacement est entièrement financé. Je n’ai rien eu à débourser. »

Les congés, c’est permis

C’est le besoin de décompression qui a motivé Jérôme Duron, jeune éleveur en polyculture-élevage dans le Puy-de-Dôme à rejoindre le Service de Remplacement. Il utilise régulièrement le service (minimum une fois par mois) mais d’une manière propre à son département. Avec une dizaine d’autres agriculteurs de son secteur, ils ont créé un GUV (Groupement d’Utilisateurs Volontaires). Ensemble, ils s’engagent à employer via le Service de Remplacement, un salarié agricole plusieurs fois par semaine ou par mois, lui assurant ainsi un emploi en CDI et à temps plein. De leurs côtés, les agriculteurs gagnent un salarié formé à la conduite de leur ferme et prêt à intervenir quoiqu’il arrive.

« En intervenant de manière régulière sur nos exploitations, il les connaît. Si je lui dis d’aller voir les vaches au pré, il saura de quels animaux et quel endroit, je parle. Quand il vient chez moi, j’en profite soit pour entamer de gros travaux, soit pour programmer une formation ou une journée de loisir.» Là aussi, l’association s’occupe de tout l’aspect administratif (fiche de paie, contrat de travail...). Les agriculteurs ont juste à s’entendre sur le planning du salarié tout en sachant qu’il peut être amené à intervenir en priorité chez l’un de ses employeurs pour des raisons de santé ou d’accident. « C’est le gros avantage. En cas d’imprévu médical (accident, maladie), il pourra réaliser son remplacement sereinement et de manière efficace et moi, j’aurai ce souci là en moins. »

L’imprévu, la raison ultime

Aujourd’hui, face au difficile contexte agricole, il n’est plus permis à une exploitation de cesser tout ou partie son activité. Véronique Murat est productrice laitière dans la Loire avec son mari. En 2015, elle a subi une intervention chirurgicale. Malgré la programmation de cette dernière, elle a tenu à utiliser le Service de Remplacement même si «mon mari aurait pu se débrouiller seul ». Car ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est l’accident de son mari durant sa convalescence. Tous les deux sont donc cloués au lit, le couple d’éleveurs doit le salut de leur exploitation au salarié. «S’il n’avait pas été là, je ne sais pas comment nous aurions fait. Nous ne pouvions, ni mon mari, ni moi, nous rendre sur l’exploitation, ni même réaliser la traite ! Une seule journée sans travailler nous aurait coûté très cher. »

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