L'Auvergne Agricole 05 avril 2017 à 08h00 | Par Karen Maruel

350 installations accompagnées par le Crédit Agricole Centre France en 2016

Partenaire privilégié des agriculteurs, ce sont 350 installations que le Crédit Agricole Centre France a accompagné en 2016, soit 9 jeunes agriculteurs sur 10.

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Jean-Christophe Kiren et Jean-François Giraud ambitionnent d’atteindre l’excellence dans leurs relations avec leurs sociétaires et leurs clients.
Jean-Christophe Kiren et Jean-François Giraud ambitionnent d’atteindre l’excellence dans leurs relations avec leurs sociétaires et leurs clients. - © K. Maruel

«Les conditions d’exercice des métiers de la banque sont chahutées en raison d’un environnement économique incertain. Nous subissons une pression réglementaire récurrente depuis plusieurs années, et l’émergence de nouveaux concurrents comme Orange ou Carrefour banque », introduit Jean-Christophe Kiren, Directeur général de la Caisse régionale du Crédit Agricole Centre France (CACF). Dans ce contexte morose, Jean-François Giraud, Président de la Caisse régionale, constate que la banque reste un groupe coopératif et mutualiste avec une vraie dynamique de progression, comptant pas moins de 330 000 sociétaires. Au bilan de l’année 2016, la caisse met en avant sa solidité financière avec un résultat net en hausse de 2,7%.

 

L’innovation au service de la proximité

A l’ère de la digitalisation dans tous les domaines, le CACF met un point d’honneur à conserver le facteur humain qui reste essentiel. Et cela passe par la mise en place en 2016 de nouveaux moyens de communication comme le t’chat, le développement de la signature électronique, ou encore l’application «ma carte » pour smartphone. Et le bilan de l’année 2016 est plutôt solide.

Avec un nouveau client toutes les trois minutes, c’est 34 000 personnes qui ont rejoint le CACF, soit 1 habitant sur 2 en Centre France (Allier, Cantal, Corrèze, Creuse et Puy-de-Dôme). Destinés à des personnes “cassées” par la vie, cinq points passerelle (un par département) ont vu le jour, afin de les accompagner pour se resociabiliser. « C’est un réel succès avec des personnes que l’on sort de l’exclusion », observe Jean-François Giraud.

Contribuer au développement économique du territoire

Avec 10 millions d’euros prêtés par jour en 2016, le CACF est le premier financeur du territoire économique de Centre France. Et la banque séduit tous les publics, grâce au soutien à l’investissement pour aider l’installation de professionnels avec des taux préférentiels, ou encore au partenariat mis en place avec le Bivouac, booster de startups. «La Caisse régionale est orientée sur le développement et la conquête, ce qui se traduit par les chiffres avec de nouveaux clients particuliers et professionnels et une augmentation des parts de marché », explique Jean-François Giraud. Le CACF mène aussi des actions en faveur de l’environnement et de l’emploi. E-relevés, souscription en ligne, ou recyclage des cartes bancaires sont autant de dispositifs mis en place pour préserver notre belle nature.

Sur un total de 2288, ce sont 125 nouveaux salariés qui ont rejoint le cortège en 2016. Le CACF reste ainsi l’un des principaux recruteurs du territoire. Il en est aussi le premier mécène en nombre de soutiens, avec 2 300 dossiers de sponsoring ou de mécénat accordés à des associations ou des événements comme le théâtre de rue d’Aurillac.

Partenaire privilégié des agriculteurs

On chiffre à 4 sur 5 le nombre d’agriculteurs clients du CACF. 9 installations de jeunes agriculteurs sur 10 sont financées par le groupe. Pourtant, on ne peut pas nier l’existence de la crise agricole qui perdure depuis plusieurs années. En réaction à cette situation, des mesures de soutien à l’agriculture ont été mises en place il y a deux ans. « Notre lecture est qu’il s’agit d’une crise de revenus et pas d’endettement. En 2016, nous avons pris environ 900 me-sures à court terme, de trésorerie, pour 15 milliards d’euros. Nous avons aussi accordé 4 000 reports d’échéance pour 58 millions d’euros », explique Jean-Christophe Kiren. Il existe aussi des « pauses crédit », qui permettent à l’exploitant de ne plus payer les intérêts pendant un temps, leur date d’échéance est alors repoussée. Jean-Christophe Kiren reste optimiste : « on ne prend pas de mesures générales, on fait du sur mesure. Nous n’avons pas constaté plus d’arrêts d’activité en 2016 car nous avons la chance d’avoir des exploitations de moyenne taille et diversifiées ».

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