L'Auvergne Agricole 14 juin 2017 à 08h00 | Par Sophie Chatenet

Des cartes en main pour progresser

SYNDICAT BETTERAVIER DES LIMAGNES Nouveaux adhérents, augmentation des surfaces, contexte climatique plutôt porteur... La culture betteravière auvergnate met le cap sur le renouveau en 2017.

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Régis Chaucheprat, au premier plan, aux côtés d’Eric Lainé, président de la CGB, de Pierre-Emmanuel Bois, directeur et de Julien Cautier, vice-président du SBL.
Régis Chaucheprat, au premier plan, aux côtés d’Eric Lainé, président de la CGB, de Pierre-Emmanuel Bois, directeur et de Julien Cautier, vice-président du SBL. - © Sophie Chatenet

Salle comble, vendredi dernier, a Chatel-Guyon pour l’as-emblee generale du syndicat betteravier des Limagnes (SBL). En cette campagne 2017, le syndicat connait un regain d’activite puisque trente-sept nouveaux adherents ont rejoint le syndicat, ce qui porte a 440 le nombre total de planteurs et a 5.792 hectares, la surface consacree a la betterave dans la region. Cet engouement ne doit rien au hasard, selon Regis Chaucheprat, president du SBL : « Il est le fruit d’une gouvernance coherente et partagee. A l’heure, ou les aleas climatiques se multiplient entrainant la baisse de la plupart des cours des productions vegetales, nous constatons heureusement que c’est la betterave qui resiste le mieux ». Pour autant, cette capacite de resistance n’exonere pas de mener une reflexion sur de nouveaux outils de stabilisation des revenus : «securiser le prix, c’est securiser les approvisionnements », martele le president.

 

Le progres, comme « unique boussole »
En Auvergne, malgre des rendements 2016, tres en retrait notamment par rapport a la moyenne nationale (76,5 t/ha a 16°), succedant a une annee 2015 decevante (81 t/ha a 16°), la betterave a su conserver son interet. Pas question pour autant de s’endormir sur ses lauriers, le progres au champ et a l’usine doivent etre « notre seule et unique boussole ». Dans cette perspective, le SBL travaille en etroite collaboration avec le service betteravier de Bourdon dans un esprit de cooperation. Au champ, cela se materialise par des visites regulieres de techniciens. En Limagne, les planteurs savent que l’eau est leur principal talon d’Achille avec des systemes d’irrigation insuffisamment developpes.

 

De l’eau et de la genetique

Pour ameliorer et augmenter les capacites de stockage de l’eau, le syndicat est partenaire d’une etude de l’ADIRA (Association pour le developpement de l’irrigation en Auvergne). L’idee est de disposer d’un etat des lieux precis des reseaux d’irrigation, de recenser les besoins des agriculteurs et d’identifier et caracteriser, sur le plan technique et economique, les solutions (retenues, reserves...) permettant de repondre aux enjeux. Le Conseil regional d’Auvergne-Rhone Alpes, rencontre l’an dernier par les responsables du syndicat, s’est montre ouvert quant a un potentiel soutien aux investissements. Reste a finaliser les engagements... Pour augmenter les rendements, les agriculteurs auvergnats attendent aussi beaucoup des nouvelles varietes et des techniques innovantes. « Les progres en matiere de genetiques ont ete tres importants ces dernieres annees. Malheureusement, en Limagne, les deux campagnes successives, mediocres sur le plan climatique, ne leur ont pas permis de s’exprimer pleinement », suggere Pierre Pelloux, directeur du SBL. Au titre de la genetique, les acteurs de la filiere suivent de tres pres le programme Aker. Initie en 2012, ce programme de recherche genetique ambitionne de faire gagner des points de competitivite a la filiere française, dans un contexte europeen marque par la fin du regime des quotas, et mondial caracterise par la concurrence recurrente de la canne a sucre. Sous l’egide de l’Institut technique betteravier (ITB), le phenotypage au champ des 3 000 genotypes en cours de selection devrait intervenir d’ici l’an prochain.




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