L'Auvergne Agricole 05 octobre 2016 à 08h00 | Par Baptiste Arnaud, Président de JA Puy-de-Dôme

Y-aura-t-il de l’ambition pour l’agriculture française ?

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Cette semaine s’est ouverte la 25ème édition du Sommet de l’élevage. Rendez-vous incontournable pour le monde agricole, le salon est une véritable vitrine du métier. Mais ces trois jours de parenthèse ne doivent pas faire oublier la situation de l’agriculture française. Les problèmes ne sont pas réglés. La vaches allaitantes ne se vendent pas, le lait est acheté aux producteurs en dessous du prix de production, la quantité et le prix des céréales ne sont pas au rendez-vous, les cours de la viande ovine sont en replis et sa consommation aussi.

Face à cela, JA 63 est derrière ses agriculteurs. Des mobilisations ont récemment eu lieu pour le prix du lait et pour les exportations de viande bovine. D’autres se feront sans doute avant la fin de l’année. À notre échelle nous essayons d’apporter une pierre à l’édifice et de défendre nos productions, et toutes nos productions, sans aucune distinction. La force du syndicat s’est d’être uni et d’avoir un réseau fort.

Mais le sauvetage de l’agriculture française doit aussi passer par un soutien de l’État. La France doit se soucier de ses agriculteurs et avoir une réelle ambition politique. Mettre un plan pour sortir du métier n’est, pour nous pas la solution. Bien au contraire. Nous voulons des idées permettant l’incitation à produire plus et mieux.

Pour savoir où l’on va il faut savoir où l’on veut aller. La destination des JA est très claire. Nous voulons une agriculture française dont la fonction principale reste la production, une production de qualité reconnue et rémunératrice.

À quelques mois de l’élection présidentielle, nous pouvons être sûrs que politiciens et

politiciennes, candidats et candidates vont se presser pour être présents sur le salon. Ils vont nous abreuver de promesses, de beaux mots. Ils vont arpenter les allées du Sommet à la recherche de poignées de mains et de quelques voix. Mais sauront-ils nous proposer des solutions efficaces et pérennes pour que continue à vivre notre agriculture. Auront-ils une ambition pour que les agriculteurs français s’en sortent ? Malheureusement, j’ai bien peur que non et que leur présence ne soit que pour soigner leur belle image. Mais nous, nous serons là pour leur porter nos idées, pour leur préciser ce que nous voulons et pour leur expliquer que les actions valent mieux que les paroles. Nous ne nous laisserons, en aucun cas noyer, dans un flot d’annonces.

Et notre ministre de l’Agricul-ture dans tout cela ?

Il vient de présenter le nouveau, et dernier, budget de son ministère. Un budget en hausse de 700 millions d’euros et qui doit faire face aux crises, parait-il ! Mais suffira-t-il à la régler cette crise ? Cette semaine Monsieur Le Foll vient aussi d’annoncer la mise en place d’un nouveau plan de soutien à l’agriculture (lire page 3). Ma question est la suivante : comment va se faire la mise en œuvre de ce plan ? Les annonces c’est bien, mais elles doivent être suivies d’effets sur les exploitations, et vite !

Peut-être aurons-nous la chance, et je l’espère vivement, de le lui préciser au sein du salon…

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