L'Auvergne Agricole 29 novembre 2017 à 08h00 | Par Mélodie Comte

IBR, besnoitiose, le GDS 63 poursuit et multiplie ses actions de lutte

Le GDS 63 renforce son équipe et multiplie ses offres pour accompagner toujours plus et mieux ses adhérents.

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Christophe Ayral, directeur, et Lionel Allafort, président du GDS du Puy-de-Dôme appellent leurs adhérents à la vigilance.
Christophe Ayral, directeur, et Lionel Allafort, président du GDS du Puy-de-Dôme appellent leurs adhérents à la vigilance. - © M. Comte

L’exercice 2016 clôturé, le Groupement de Défense Sanitaire du Puy-de-Dôme a réuni ses administrateurs et adhérents le 21 novembre dernier à l’occasion de son assemblée générale. Au programme : retour sur la campagne écoulée, les effectifs suivis, l’actualité IBR et le nouveau Plan de maîtrise de la besnoitiose.

 

Des effectifs stables

Les effectifs suivis par le GDS 63 au cours de la campagne 2016 sont stables. Le nombre de bovins est même en légère augmentation avec 332 201 animaux inscrits. Les 3 605 éleveurs adhérents utilisent principalement les packs avortements, les analyses de certification varron, la collecte de cadavres et la prophylaxie IBR. En revanche, le GDS 63 voit ses effectifs ovins diminuer nettement. Alors que 79% des animaux du département étaient adhérents en 2015, l’année suivante ils ne sont plus que 73% (70 714 têtes). La faute, précise et regrette Christophe Ayral, directeur du GDS, à l’arrêt de l’obligation de la prophylaxie dans les très petits élevages (moins de 40 têtes). «Ces éleveurs ne bénéficient plus des aides du Conseil départemental qui appuie davantage les élevages professionnels. Malheureusement, ce parti pris exclu ces animaux du circuit sanitaire. »

L’estive collective et l’IBR

La grosse actualité de la campagne 2016 reste l’arrêté ministériel IBR entré en vigueur le 1er juillet 2016, venant renforcer les actions des GDS. L’objectif clairement affiché d’éradiquer l’IBR s’applique au travers de mesures strictes notamment en ce qui concerne l’estive collective. Avec la généralisation de l’attribution d’un statut à tous les troupeaux vis-à-vis de l’IBR, il est donc primordial de prémunir les élevages indemnes d’une quelconque contamination durant la saison d’estive. De ce fait, les estives collectives devront être divisées en deux cheptels : indemne et non indemne. Dans le cas où l’estive resterait mixte, les animaux indemnes verront leur statut suspendu jusqu’aux contrôles de retour. Ces animaux seront également dans l’impossibilité de participer durant la période d’estive aux concours exigeant le statut IBR indemne.

La besnoitiose, nouvelle bête noire

Autre chantier d’envergure pour le GDS puydômois, le lancement en octobre dernier du plan de maîtrise de la besnoitiose. Cette maladie parasitaire est en forte progression dans toute la France. Le parasite entre dans le corps des animaux via une piqûre d’insecte. Il se multiplie et envahit l’ensemble des organes sous forme de milliers de petits kystes pouvant persister durant toute la vie du bovin. La besnoitiose est difficile à détecter puisqu’un très petit nombre d’individus contaminés exprime des symptômes cliniques. Un animal atteint peut être, dans un premier temps, anormalement essoufflé, fiévreux ou encore craindre la lumière vive. Dans un second temps, il aura des œdèmes bien visibles à la tête et à l’extrémité des membres, une hypertrophie testiculaire et se déplacera difficilement. Les conséquences de la maladie peuvent être désastreuses. Suivant les élevages, il est possible de relever jusqu’à 10% de mortalité, d’avoir une réforme précoce des animaux et d’avoir un renouvellement complexifié du fait de la stérilité du taureau. Ni vaccin et ni traitement n’existent.

Le GDS 63 appelle ses adhérents à la plus grande vigilance et va multiplier ses actions de prévention durant la prochaine campagne.

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