L'Auvergne Agricole 08 février 2017 à 08h00 | Par Propos Recueillis par S.Chatenet

Un auvergnat maître de cérémonie de la crème de l’élevage français

L’an dernier, Jacques Chazalet ne quittait pas d’une semelle Bernard Martin dans les dédalles du salon de l’agriculture. Cette année, l’éleveur de Celles-sur-Durolle est à la manœuvre pour orchestrer le pôle élevage en sa qualité de président du Comité élevage du SIA.

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Jacques Chazalet : «Tous les jours, trois fois par jour, le citoyen a besoin d’un agriculteur. Un message essentiel que nous martèlerons à l’occasion du salon de l’agriculture»
Jacques Chazalet : «Tous les jours, trois fois par jour, le citoyen a besoin d’un agriculteur. Un message essentiel que nous martèlerons à l’occasion du salon de l’agriculture» - © Sophie Chatenet

Le salon international de l’agriculture ouvrira ses portes le 25 février Porte de Versailles à Paris. Vous avez succédé à l’ancien président de la Fédération nationale ovine, à la tête du Comité élevage du salon. Quelles sont vos missions ?

Le CENECA (Centre national des expositions et des concours agricoles), propriétaire du salon, a créé un comité élevage qui permet de faire le lien entre lui-même (c’est-à-dire les professions agricoles) et Comexposium, mandaté pour organiser le salon international de l’agriculture pour toutes les thématiques «filières animales». Concrètement, mon intervention consiste à organiser les relations avec la fédération Races de France ou avec les exposants des pavillons animaux, et également à travailler avec l’organisateur sur toute question qui s’y rapporte. Par exemple, je peux être amené à conseiller l’organisateur pour la rédaction d’un cahier des charges, participer à une réflexion avec le concours général agricole animaux ou encore mettre à profit les contacts que je n’ai noué depuis des années dans le secteur. Je suis également régulièrement sollicité pour aider les responsables des pavillons animaux du salon, pour accompagner des visites officielles ou commerciales.

 

Passage obligé du SIA, le Hall 1 bat au rythme des races et des terroirs qu’elles subliment. Comment s’opère l’équilibre ?

Il n’y a pas de recette mais c’est avant tout une question d’habitude et de volonté partagée de promouvoir toutes les richesses des territoires. Nous observons que les organismes de sélection, dont les missions tournent autour de la sauvegarde et de la promotion d’une race sont de plus en plus soutenus par les collectivités. Régions, départements, collectivités de communes sont derrière leur race. C’est d’autant plus vrai pour la race à l’honneur, qui fédère chaque année autour d’elle de nombreux acteurs institutionnels locaux. Nous recommandons d’ailleurs à la race vedette d’avoir un discours large et à coopter tous les contacts qu’elle peut rassembler de sorte que sa présence au salon permette de frapper un grand coup en matière de communication.

 

Justement comment se fait le choix de la race mise à l’honneur chaque année ?

Il résulte de candidatures. Chaque race bovine peut postuler pour devenir l’égérie du salon. Jadis, nous devions chercher, motiver et même convaincre les postulants, désormais, les candidats se bousculent au portillon. Nous trions alors les dossiers. Le comité élevage du salon opte pour l’une ou l’autre des races en tenant compte de plusieurs critères : alternance entre races laitières et races à viande, équilibre entre races à petits et grands effectifs, équilibre entre les territoires… Une fois la race déterminée, c’est le président de l’organisme de sélection qui choisit la vache qui deviendra l’égérie, ainsi que son propriétaire qui devra consacrer une ou deux journées par semaine avant et pendant le salon à cette mission prestigieuse. L’éleveur choisi doit donc être disponible avant le salon, présent pendant les neufs jours de sa durée, et être disponible pour les médias, les visites officielles. En cette année électorale, il y a fort à parier que tous les candidats voudront rencontrer Cédric Briand, et sa belle Fine, la plus célèbre des Bretonne-Pie-Noir.

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