L'Auvergne Agricole 30 septembre 2010 à 11h16 | Par Marie-Noëlle DASSAUD

UDSEA - Troisième semaine d’actions syndicales des éleveurs allaitants

La mobilisation des éleveurs allaitants s’étend. Riom, Issoire, Thiers et Ambert. La semaine dernière, les 4 sous-préfets du Puy-de-Dôme ont été convoqués in situ par les éleveurs.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
M. Jean-Yves Lallart, Sous Préfet de Riom, s’est rendu sur l’exploitation de Mickaël Guillot, à Pulvérières, pour rencontrer les éleveurs et aborder avec eux les difficultés de la filière.
M. Jean-Yves Lallart, Sous Préfet de Riom, s’est rendu sur l’exploitation de Mickaël Guillot, à Pulvérières, pour rencontrer les éleveurs et aborder avec eux les difficultés de la filière. - © Auvergne Agricole

Après des actions de communication auprès du grand public, c'est au tour des pouvoirs public d'être saisis. Dans chaque circonscription, les éleveurs de bovin viande ont tenu à exprimer leur ras le bol. Et c'est sur place, sur des exploitations d'élevage, qu'ils ont dénoncé les importations massives de viande bovine des pays tiers qui ne répondent pas aux exigences imposées aux éleveurs français !

Les éleveurs veulent vivre de leur métier

Ils ont averti que la situation critique des éleveurs en conduira beaucoup à quitter le métier au terme de cette 4ème année de crise, si aucune aide publique ne leur est accordée.
Ainsi Patrick Trillon rappelait: «nous arrivons à l'échéance des annuités du plan Barnier et du PSEA (Plan de Soutien Exceptionnel à l'Agriculture). Nous avions encouragé les agriculteurs à rentrer dans ce dispositif. Aujourd'hui, l'heure de faire les comptes est arrivée, et nous constatons une fois de plus que la situation ne s'est pas améliorée, voire a empirée ». Les responsables ont réaffirmé la nécessité d'une aide publique sous forme de report d'annuité en fin de tableau, afin de permettre aux éleveurs de bénéficier d'une bouffée d'oxygène.

Pour une meilleure répartition des marges

Les débats se sont poursuivis par la mise en cause de l'écart croissant et inexpliqué entre le prix payé au producteur et le prix au consommateur. Les éleveurs demandent que l'observatoire des marges fonctionne, et soit utilisé rapidement pour plus d'équité dans la filière. Une meilleure répartition des marges entre éleveurs, abatteurs et distributeurs doit permettre une meilleure rémunération des éleveurs (+20%), sans augmentation du prix pour le consommateur. Bruno Chaput insistait : « nous vendons nos produits au même prix qu'il y a 30 ans, alors que ces mêmes produits ont augmenté de 40 % pour le consommateur. Au- delà des discours, nous attendons des actes. Nous devons aider les agriculteurs à passer le cap et à vivre de leur métier ».

Davantage de viande de proximité

D'autres questions ont été soulevées, notamment sur la préférence des viandes de proximité dans les collectivités publiques qui reste un sujet à part entière. Jean-Paul Thénot promettait que les éleveurs « feraient le ménage» dans les pratiques d'achat de la restauration collective dans le Puy-de-Dôme.
Les contraintes administratives, environnementales restent lourdes de conséquences pour les éleveurs, avec notamment des inquiétudes pour l'abreuvement des animaux quand les élevages se trouvent en zone de réserve naturelle, Natura 2000, Sage....

 

- © auvergne Agricole

A l'issue de ces rencontres, des opérations de stickage se sont déroulées dans les grandes surfaces de la distribution, à Ambert et à Thiers.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Auvergne Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui