L'Auvergne Agricole 22 juillet 2020 à 10h00 | Par Sophie Chatenet

Trois étudiantes clermontoises inventent la paille à boire et à manger

Trois étudiantes de VetAgro Sup, originaires du Puy-en-Velay, de Lyon et de la région parisienne ont élaboré une paille comestible. Baptisée Straw’Bon®, l’innovation cherche désormais des investisseurs pour être commercialisée à grande échelle.

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La paille comestible, un concept né en Auvergne.
La paille comestible, un concept né en Auvergne. - © @DR

Le couperet est tombé fin 2018 : d’ici 2021, huit familles de produits jetables seront bannies sur décision conjointe du Parlement et du Conseil européen. Pourtant bien pratique pour siroter son diabolo ou son mojito, la paille en plastique vit donc ses dernières heures. Certaines grandes chaînes de restauration semblent avoir anticipé cette interdiction, en proposant depuis quelques mois déjà, une version papier, pas toujours très agréable en bouche... Pour allier l’utile à l’agréable, trois jeunes ingénieures agronomes de Vetagro Sup qui ont suivi leur cursus sur le site de Lempdes dans le Puy-de-Dôme ont imaginé un concept de paille comestible dans le cadre d’un module entrepreneurial. Baptisée Straw’Bon®, cette paille alternative est composée de purée de fruits déshydratés. «Enrobée de cire d’abeille, elle est imperméable et ne dénature pas le goût de la boisson», explique Sarah Bagot, l’une des étudiantes qui a travaillé sur le projet aux côtés d’Elsa Perbet et d’Anaïs Prébet. La paille Straw’Bon® a été réalisée avec la collaboration du chef Julien Ferretti du Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse. «Dans le futur, notre paille pourra être produite à partir des invendus de fruits et légumes des producteurs. Elle contribuera ainsi à la réduction des déchets non seulement plastiques mais aussi alimentaires», poursuit Elsa Perbet. Après avoir servi à boire, la paille peut se manger. Les fruits déshydratés (pomme, mangue, fruits rouges...), sans sucre ajouté, procurent un goût fruité et une texture agréable en bouche, alliant ainsi hédonisme et santé. Des entretiens exploratoires auprès de consommateurs et de professionnels du secteur CHR (cafés-hôtels-restaurants) ont été réalisés en amont, et ont confirmé l’intérêt pour ce type de produit. Aujourd’hui, les trois jeunes femmes communiquent largement sur leur invention, espérant attirer l’attention d’investisseurs prêts à se lancer dans l’aventure. En attendant, une enveloppe Soleau (droit d’auteur), attestant de l’antériorité, et la marque Straw’Bon® ont été déposées à l’Institut national de la propriété industrielle.

Sarah, Elsa et Anaïs : les trois mousquetaires de la lutte contre le plastique.
Sarah, Elsa et Anaïs : les trois mousquetaires de la lutte contre le plastique. - © @DR

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