L'Auvergne Agricole 22 avril 2015 à 08h00 | Par Mélodie Comte

« Nos entreprises suivent l’évolution de la ferme France»

Nouveau Président des Entrepreneurs des Territoires, Eric Alexandre souhaite renforcer les services aux EDT notamment dans le suivi de l’actualité réglementaire.

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Eric Alexandre est depuis
le mois de mars le nouveau
président des EDT du Puy-de-Dôme. Sa principale ligne 
directrice pour le syndicat est le renforcement des services
aux adhérents.
Eric Alexandre est depuis le mois de mars le nouveau président des EDT du Puy-de-Dôme. Sa principale ligne directrice pour le syndicat est le renforcement des services aux adhérents. - © M.Comte

Depuis plus de 20 ans, Eric Alexandre est entrepreneur agricole sur la commune de Clerlande dans le Puy-de-Dôme. Le 10 mars dernier, il a repris le flambeau de la présidence des EDT du département détenu, depuis plus de 20 ans, par Patrice Grand. Le nouveau président a le souhait de ne rien révolutionner ou presque. «Pour les adhérents, cela ne change rien. Ils avaient un grand, ils auront toujours un grand !» s’amuse Eric Alexandre. Du haut de son mètre quatre-vingt-dix, l’homme est effectivement bien positionné pour voir loin.

 

Les EDT un peu trop encadrés

«Pas de grands changements mais une nouvelle dynamique » ; voici la ligne directrice du nouveau président. Eric Alexandre souhaite renforcer le soutien du syndicat aux EDT du Puy-de-Dôme pour les aider à faire face aux aléas de la profession. « Depuis quelques années, les réglementations concernant les entrepreneurs sont de plus en plus nombreuses. Elles deviennent un problème car elles changent régulièrement. Les gens ne sont pas forcément au courant de ces évolutions et habituellement nous attendons les assemblées générales pour leur en faire part. Nous devons passer à la vitesse supérieure. Nous nous devons d’être plus réactifs et vigilants pour apporter un service de qualité à nos adhérents.» Un cadre réglementaire de plus en plus lourd entre normes environnementales et fiscales et obligations administratives qui ne sont pas sans poser quelques soucis aux EDT. Comme dans beaucoup d’autres entreprises, ces directives agacent, voire même ralentissent l’activité d’après Eric Alexandre. «La réglementation est de plus en plus exigeante et demande toujours davantage de papiers mais aussi de certificats et d’investissements. Malheureusement, lorsqu’on a fini de répondre à une de ces exigences, d’au-tres arrivent. On nous empêche de travailler, on nous ralentit. »

Les entreprises évoluent

Les réglementations toujours plus contraignantes, les charges en constante augmentation ainsi que le prix des matériels, les aléas climatiques difficiles à prévoir et des clients eux aussi soumis à l’ensemble de ces fluctuations, la marge de manœuvre des EDT se réduit considérablement. Pour tenter de faire face, la solidarité, lors de coups durs, serait une solution. « L’année dernière, la saison a été très compliquée du fait du climat. Nous avons couru partout et chez tout le monde pour récolter dans les meilleures conditions. Si nous avions pu nous serrer les coudes les uns les autres, en oubliant durant quelque temps la concurrence, nous aurions peut-être mieux géré cette crise. Pourtant, cette solidarité fait partie des choses qui devraient être naturelles. »

Davantage de communication aux adhérents, Eric Alexandre compte bien suivre cette nouvelle ligne pour développer les services et les soutiens aux EDT mais aussi garantir des interventions de qualité aux clients.

Des agriculteurs qui, pour la plupart, n’ont pas le temps ou les outils adaptés pour la réalisation de certains travaux. « Les exploitations s’agrandissent de plus en plus et la main d’œuvre familiale se fait rare. Les gens ne peuvent plus tout faire tout seul. Les entrepreneurs sont des partenaires sérieux pour leur venir en aide. Dans le département nous intervenons particulièrement sur les travaux du maïs semence, l’arrachage de betteraves, l’ensilage et la récolte de céréales.» Les EDT, des partenaires indispensables au monde agricole, qui suivent de ce fait son évolution. Les entreprises investissent dans des outils plus gros et performants et s’adaptent aux nouvelles demandes. « Nous suivons l’évolution de la ferme France. Demain nous aurons peut-être un rôle à jouer pour le fonctionnement ou l’entretien des méthaniseurs. De toute évidence, nos entreprises seront amenées, elles aussi, à se développer encore davantage. »

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