L'Auvergne Agricole 13 juillet 2020 à 17h00 | Par D’après communiqué

Lutter contre les déserts vétérinaires

Le sénateur Laurent Duplomb propose un dispositif inédit pour inciter les vétérinaires à s’installer dans des zones tendues.

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«La désertification vétérinaire est le dernier signe avant la désertification agricole», regrette Laurent Duplomb.
«La désertification vétérinaire est le dernier signe avant la désertification agricole», regrette Laurent Duplomb. - © Adobe Stock

Un dispositif inédit de lutte contre la désertification vétérinaire, a été proposé au Sénat par le sénateur Laurent Duplomb, rapporteur pour avis du projet de loi portant Diverses Dispositions d'Adaptation au Droit de l'Union européenne en matière économique et financière. Cette proposition est le fruit d’un travail de concertation avec le Gouvernement, les collectivités territoriales et les professionnels.

Inspiré des mécanismes permettant de lutter contre les déserts médicaux, il permettra, dans des zones tendues déterminées par arrêté du ministre de l'Agriculture, aux collectivités territoriales qui le souhaiteront, de distribuer des aides à l'installation et au maintien des vétérinaires. En outre, elles pourront verser des indemnités d'étude et de projet professionnel à des étudiants s'engageant, en signant une convention, à exercer sur leur territoire s'il se situe dans une zone désertée.

Déserts vétérinaires

Il convient en effet de s’inquiéter de la multiplication en France de «déserts vétérinaires» dans certaines régions rurales de France, comme sont apparus des «déserts médicaux» dans le passé. «Or la désertification vétérinaire est le dernier signe avant la désertification agricole», regrette le Sénateur Laurent Duplomb.

L'ordre national vétérinaire, dans son atlas démographique vétérinaire à paraître, constate que 40 départements sont concernés par ce phénomène de désertification vétérinaire, notamment dans des zones à faible densité d'élevage

Ce manque de vétérinaires en élevage dans les zones rurales pourrait s'aggraver dans les années à venir, notamment en raison de l'attrait des jeunes générations pour les soins aux animaux de compagnie ou aux chevaux. À défaut de remplacement par les jeunes praticiens des anciens vétérinaires ruraux proches de la retraite, le manque de couverture vétérinaire dans certaines zones d'élevage s’aggravera.

Le problème n'est pas le nombre de vétérinaires puisque, chaque année, le nombre de professionnels inscrits au tableau de l'ordre augmente, mais bien leur répartition sur le territoire et par type d'activité.

Le dispositif présenté le 8 juillet par le Sénateur Laurent Duplomb vise, grâce à une politique publique très incitative et adaptée à la réalité des besoins des territoires, à enrayer ce phénomène grandissant de désert vétérinaire.

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