L'Auvergne Agricole 28 juin 2017 à 08h00 | Par Mélodie Comte

Louer son tracteur, le nouveau bon plan

Joël Arnaud, agriculteur à Chappes loue le temps des travaux de force un tracteur de 220 chevaux et réalise des économies non négligeables.

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Louer son tracteur dans une concession peut s’avérer bien plus rentable qu’un simple achat.
Louer son tracteur dans une concession peut s’avérer bien plus rentable qu’un simple achat. - © Gaëtan Coisel

Dans l’exploitation céréalière de 80 hectares de Joël Arnaud les charges de production sont optimisées à leur maximum et particulièrement du côté du matériel. Hors de question pour l’agriculteur de Chappes de « laisser dormir de la trésorerie sous le hangar ». L’année passée, il a revendu son tracteur de 180 chevaux acheté en 2015. Utilisé principalement pour les labours et les passages de chisel, l’outil réalisait moins de 200 heures par an et ne répondait pas totalement à ses attentes. « La terre noire se tasse facilement. J’ai vendu ce tracteur à la fois pour des raisons économiques et agronomiques. Je me suis aperçu qu’il était trop lourd et abîmait mes sols. » Depuis il loue auprès d’un concessionnaire du département un tracteur Fendt de 220 chevaux.

 

Comme sur des roulettes

Peu d’agriculteurs louent leur tracteur préférant l’acheter ou l’acquérir en CUMA. Pourtant la location auprès d’un concessionnaire a aussi ses avantages. Joël Arnaud expérimente le système depuis seulement un an. Malgré le manque de recul, il affirme d’ores et déjà être complétement satisfait. « J’ai toujours un tracteur récent et l’entretien est pris en charge à 100% (hors casse). J’ai à ma disposition un engin plus puissant qui me permet de réaliser plus rapidement mes travaux. » L’agriculteur loue le tracteur environ 100 heures par an au tarif horaire de 35€. Economiquement l’affaire semble juteuse : pas d’entretien ni de frais en cas de panne ou encore de pneu à changer. De plus la vente de son ancien tracteur de 180 chevaux permet largement d’après lui de couvrir le loyer «pour plusieurs années ».

Côté pratique, là aussi Joël Arnaud ne trouve rien à redire. Il prévient son concessionnaire une semaine avant le début des travaux en lui précisant la puissance nécessaire et la période d’utilisation. Le tracteur est alors préparé et il lui suffit de le récupérer à la concession.

L’agriculteur est même gagnant agronomiquement. « Mes terrains sont moins tassés parce que le tracteur est adapté. » Unique bémol à cette belle affaire, il ne peut pas adapter son système RTK au tracteur en location. « Je pourrais installer le système mais il faudrait configurer le tracteur pour seulement une petite centaine d’heures, principalement pour du labour, il n’y a pas d’intérêt. » Enfin, il précise tout de même qu’avant de le rendre il doit « faire le grand ménage » sans quoi il lui serait facturé.

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