L'Auvergne Agricole 08 mars 2017 à 08h00 | Par CR d’après communiqué

Le cri d’alarme des producteurs ovins

’accord entre l'UE et l'Australie / la Nouvelle-Zélande qui devrait être négocié cet été par la Commission européenne suscite la colère de la FNO.

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Si le CETA, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, vient d'être ratifié par le Parlement européen, c'est un autre accord qui inquiète au plus haut point la Fédération Nationale Ovine (FNO) : celui entre l'Union européenne et l'Australie / la Nouvelle-Zélande, que la Commission européenne proposera aux États-membres de négocier à partir de cet été. Pour Michèle Boudoin, présidente de la FNO, «c'est un véritable séisme que nous, éleveurs de brebis français, nous apprêtons à affronter. (...) Alors même que le Royaume-Uni prépare, désormais, sa sortie de l'Union européenne, (...) ; alors même que cette sortie viendra bouleverser nos échanges de viandes ovines et pourrait affecter considérablement les prix pratiqués sur notre marché ; alors même que c'est justement vers le Royaume-Uni que se dirige, aujourd'hui, la majorité des 287 000 tonnes de viandes ovines arrivées en Europe dans le cadre d'un accès privilégié ; c'est une hausse des contingents d'importations accordés à l'Océanie que la Commission européenne semble envisager !»

Cette attitude est jugée « incompréhensible » pour les éleveurs de brebis qui « relèvent doucement la tête après plusieurs décennies d'immenses difficultés au cours desquelles ils ont vu disparaître plus de la moitié de leur cheptel » poursuit la présidente.

C'est donc dans ce contexte particulièrement incertain - celui d'un Brexit dont personne ne sait, aujourd'hui anticiper les effets - que la FNO lance un appel au Gouvernement français (à Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et Mathias Fekl, secrétaire d'État au Commerce extérieur) : «Croyez en l'agneau français, en notre capacité à produire, innover, nous renouveler ! Nous avons besoin de soutien dans nos actions de promotion, pour relancer la consommation... pas de plus de viandes néozélandaises ou australiennes dans nos rayons ! À nos côtés, exigez l'exclusion de la viande ovine de ces négociations.»

Un appel également adressé à Phil Hogan et Cécilia Malmsröm, Commissaires européens respectivement chargés de l'Agriculture et du Commerce...

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