L'Auvergne Agricole 11 décembre 2019 à 14h00 | Par Mélodie Comte

La lutte contre le campagnol s’intensifie

La pullulation de campagnols terrestres connaît actuellement une recrudescence et il reste peu de temps aux agriculteurs pour réaliser les dernières actions de lutte.

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Les pullulations de campagnols terrestres connaissent actuellement une recrudescence mais les acteurs du territoire se mobilisent pour l’enrailler.
Les pullulations de campagnols terrestres connaissent actuellement une recrudescence mais les acteurs du territoire se mobilisent pour l’enrailler. - © @DR

Discret durant tout l’été du fait de la sécheresse, les premières pluies lui ont permis d’intensifier ses activités. Le campa- gnol terrestre reprend donc ses travaux de fouilles souterraines dans les prés puydômois. Tous les secteurs sont touchés, notamment les communes d’Aurières et de Vernines. C’est d’ailleurs à la Ferme Randanne que se sont réunis, la semaine passée, une trentaine d’agriculteurs des environs ainsi que la FDGDON, la DRAAF, la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme et autres structures. Ensemble, ils ont lancé la mise en route des zones pilotes. Au nombre de huit dans toute la région AuRA, dont deux dans le département (Aurières/Vernines et Rochefort-Montagne), elles ont pour objectif d’amplifier l’observation et le comptage du ravageur.

Deux zones pilotes dans le Puy-de-Dôme

« Sept agriculteurs volontaires et moi-même allons désormais réaliser des observations régulières sur des parcelles sélectionnées. Cinq agriculteurs piégeurs, volontaires également, vont réaliser des comptages. Nos relevés respectifs seront ensuite rentrés dans une application, composée d’une cartographie, mise en place par la DRAAF » détaille Sandrine Laffont de la FDGDON. Derrière ce dispositif, l’objectif est de parvenir à coordonner la lutte sur le territoire.

Agnès Bony, éleveuse de vaches allaitantes à Aurières, s’est portée volontaire pour observer et piéger les campagnols. « Nous avons toujours lutté sur notre exploitation mais le problème reste le même : si le ou les voisins ne le font pas, ça ne sert à rien ! En période de pullulation les dégâts sont importants, et lourds à porter pour l’exploitation, il faut avancer une bonne fois pour toute dans la lutte ! »

Pas d’action = sanction

C’est également la position des services de l’État. À cette réunion était présent Pascal Bagdian, sous-préfet d’Issoire qui a tenu à rappeler : «un arrêté préfectoral oblige à la lutte […] il faut le faire tous ensemble ». Et qui dit arrêté préfectoral dit également sanction. Françoise Baubet de la DRAAF ne s’en cache pas. « Nous allons dans un premier temps essayer de persuader les gens qui ne font rien à mettre en place des moyens de lutte. En dernier recours, s’ils sont déterminés à ne pas agir, alors nous appliquerons des sanctions. Ces dernières consistent à faire intervenir un prestataire de service sur leur exploitation dont la charge sera portée exclusivement par l’agriculteur. »

Les services de l’État espèrent ainsi faire accélérer la lutte contre les campagnols terrestres dans le Puy-de-Dôme et éviter un nouvel épisode dévastateur. «Certaines zones ont un risque potentiel très fort. Evitons de revivre une deuxième année 2015 où l’impact des campagnols terrestres avait été très lourd pour les exploitations » rappelle Richard Ran- danne, 4ème vice-président de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme.

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