L'Auvergne Agricole 22 juillet 2020 à 10h00 | Par Mélodie Comte

La Limagne en plein pic des castrations

La castration des maïs semence bat son plein dans le département, malgré huit jours de retard, résultat des conditions séchantes sortie d’hiver.

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D’ici la fin de cette semaine (ndlr : le 26 juillet), Régis Rougier,
président du syndicat des producteurs de maïs semence estime qu’environ « 50% des surfaces seront castrées ».
D’ici la fin de cette semaine (ndlr : le 26 juillet), Régis Rougier, président du syndicat des producteurs de maïs semence estime qu’environ « 50% des surfaces seront castrées ». - © MC

Les castrations des maïs semence battent leur plein depuis le début de la semaine, accusant ainsi un retard de plus huit jours sur le calendrier habituel. Les conditions particulièrement séchantes à la sortie de l’hiver ont décalé les premières dates de semis de plusieurs semaines. « Les sols étaient extrêmement secs et les planteurs ont dû attendre les premières pluies de début mai pour semer. Environ 4 200 hectares de maïs ont été implantés entre le 4 et le 12 mai. C’est 8 à 10 jours plus tard qu’une année normale » explique Régis Rougier, président du syndicat des producteurs de maïs semence.

Taupins, vers gris s’invitent dans les cultures

Les conditions météorologiques ont ensuite été favorables au développement des maïs.

En revanche, taupins, vers gris ou encore oscinies se sont invités dans les parcelles suite à la suspension de l’usage de plusieurs traitements de semences. Les dégâts des ravageurs ont occasionné des pertes de pieds et surtout créé de l’hétérogénéité pénalisante pour la suite de la culture. « Les producteurs sont très inquiets parce qu’aujourd’hui nous sommes complètement démunis face aux taupins qui n’attaquent pas seulement le maïs mais aussi le blé. Nous n’avons aucun moyen de lutte et c’est d’autant plus inquiétant que le ravageur reste dans les sols les années suivantes. Nous avons très peur pour les productions à venir. »

A cela, la production a dû ajouter une déconvenue supplémentaire. En raison de la sécheresse 2019, il semblerait que la qualité germinative de certaines semences ait été atteinte. « On constate une levée hétérogène dans les parcelles. De ce fait, il y a eu beaucoup d’épurations » précise Régis Rougier.

Pic de castration

« La Limagne est belle, rien à voir avec l’année dernière. » Alors que les producteurs avaient le moral en berne en 2019, Régis Rougier témoigne qu’ « ils ont retrouvé le sourire ».

Si au moment de la fécondation dans les prochaines semaines, les températures ne dépassent pas 35°C « les rendements en maïs semence devraient être proches des objectifs ».

Les castrations se poursuivent pour l’heure et « plus de 50% des surfaces devraient être terminées d’ici la fin de semaine ». Malgré les mesures sanitaires, les producteurs n’ont pas rencontré de difficultés particulières dans le recrutement de la main d’œuvre à conditions que les castrations ne débordent pas sur le mois d’août.

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