En route pour la reconquête ovine !
Outre la visite de l’élevage de la famille Boyenval, les lycéens ont également échangé avec les acteurs de la reconquête ovine. L’occasion de mieux comprendre la production et ses enjeux. - © M.N. Dassaud
C’est à l’initiative de la Fédération Départementale Ovine et des lycées agricoles, en partenariat avec la Chambre d’agriculture et l’Ede du Puy-de-Dôme, que les élèves de Bac Pro 1ère et 2ème année des lycées du Breuil-sur-Couze, Marmilhat et Rochefort-Montagne se sont retrouvés dans la petite commune de Condat-les-Montboissiers dans le Livradois-Forez.
L’objectif de cette journée était d’échanger ensemble sur le projet de «Reconquête Ovine» dans le département. Lancé en 2010, suite à la reconnaissance de la production ovine via la réforme de la Pac et du rééquilibrage, le mouvement de la «Reconquête Ovine» a pour objectif de redonner un souffle nouveau à cette production. Il passe par trois axes importants : l’amélioration des résultats technico-économiques (taux de productivité numérique par brebis), les charges d’alimentation dans les exploitations et leurs conséquences sur l’amélioration du revenu.
Jean-Paul Boyenval, administrateur à la Fdo et éleveur ovin en Gaec avec ses enfants, sur la commune voisine d’Echandelys, a permis aux jeunes lycéens d’appréhender plus facilement la production ovine. «Les nouvelles perspectives de la production ovine nous permettent de voir plus loin : que ce soit en termes d’investissements ou de compétitivité des exploitations. Elles nous permettent également de pouvoir sortir un revenu à la hauteur des autres productions agricoles».
Jean-Marie Mouchard, technicien Ovin de l’Ede, a présenté la situation de l’élevage ovin du niveau mondial jusqu’à la production locale. Ainsi, l’Union Européenne reste le 4ème producteur derrière l’Afrique, l’Asie et la Chine. La France : 3ème cheptel européen derrière le Royaume-Uni et l’Espagne.
Il a rappelé également : «Nous sommes les 2ème consommateurs de viande ovine en Europe et les 1er importateurs. La France est en déficit sur cette production. Le cheptel diminue depuis les année 80, mais aujourd’hui nous avons la capacité à produire et à re-trouver le niveau de production que nous connaissions il y a quelques années.»
Les aspects sur la conduite de troupeau, la charge de travail que cette production procure, les résultats économiques qu’elle peut dégager et l’organisation de la filière ont été des points largement abordés durant cette journée.

Marian Boyenval présente la race Hampshire aux jeunes lycéens, ses caractéristiques et l’utilité d’avoir construit une bergerie de 650 places. - © M.N. Dassaud

Jean-Paul Boyenval, très inspiré par l’utilité des outils informatiques mis à disposition des éleveurs, fait une démonstration de tri avec les animaux. Elèves et professeurs ressortent de cette exploitation avec une image plus moderne de la production ovine. - © M.N. Dassaud
L’exploitation du Gaec Boyenval
L’exploitation est composée de deux associés : Jean-Paul et Marian, son fils.
L’exploitation se situe sur la commune d’Echandelys dans la petite région agricole du Livradois Forez, à une altitude de
900 m. Elle possède 1000 brebis de race Hampshire, sur 200 ha de prairie, dont 12 ha de céréale et 4 ha de luzerne.
Les agneaux sont produits à l’herbe pour une grande partie, les ventes se situent sur la période d’octobre à décembre où la filière est en forte demande. L’âge moyen est de 4-6 mois, le poids moyen se situe entre 19 et 21 kg, à un prix moyen de 6.00 € le kilo. Pour les éleveurs, ce schéma de commercialisation correspond à leurs objectifs.
Présence d’un poulailler.
Un projet d’installation pour Grégory, le 2ème fils de Jean-Paul, d’ici le mois de juin.
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