Betterave : peu de différence entre la sole irriguée et non irriguée
Christophe Ciecierski : « La sucrerie annonce un début des transports le 20 septembre, et un début d’usine le 21 septembre, pour une campagne de 90 jours» - © Auvergne Agricole
Jusqu'à présent, comment s'est déroulée la campagne 2010- 2011 ?
Christophe Ciecierski : 95 % des semis étaient effectués le 25 mars. Juste après, les pluies ont favorisé et régularisé les levées. Avril, plutôt sec, a permis un bon enracinement des jeunes betteraves, ainsi que de bonnes conditions de désherbage. Les conditions météorologiques de mai et juin (humide, frais, ensoleillé) ont, elles, gêné les désherbages.
Au 1er juin, la betterave avait six jours de retard, en degrés cumulés depuis le semis, par rapport aux meilleures années 2007 et 2009. Elle restait cependant précoce par rapport à la moyenne.
Juillet a été ensoleillé et chaud, bien arrosé : cela a gommé les différences entre betteraves irriguées et non irriguées. Enfin, août, peu arrosé, a été propice à la végétation de la betterave.
Il y a eu peu d'accidents climatiques pour freiner la croissance de la betterave. L'état sanitaire de la sole est globalement satisfaisant, même s'il existe des variations de parcelle à parcelle en fonction des traitements, et des variétés utilisées.
Nous n'enregistrons pas de différences entre les zones : la production semble relativement homogène sur toute la sole, grâce à la climatologie de l'été.
Aussi, à ce jour, nous estimons que le rendement racine est dans la fourchette des meilleures années, et que l'évolution de la richesse en sucre est favorable.
Quand démarrera la sucrerie Bourdon ?
C.C : Nous prévoyons un début des transports le 20 septembre, et un début de fonctionnement de l'usine le 21 septembre, pour une campagne de 90 jours. La sole betteravière est de 4470 hectares, avec 410 producteurs.
La sucrerie connaît une bonne demande en pulpes surpressées de la part des éleveurs. En effet, la demande se développe partout dans la région, ainsi qu'en Rhône-Alpes, Limousin et Languedoc-Roussillon. Seule la demande dans les zones Aop fromagères d'Auvergne diminue ! Les cahiers des charges interdisent, ou vont interdire en effet l'ensilage d'herbe et la pulpe de betterave aux éleveurs.
Quelles sont les variétés utilisées ?
C.C : Pour 35 % de la sole, ce sont des variétés tolérantes au rhizoctome brun. Ce type de variété est en développement. Elles apportent une bonne réponse à cette maladie, en plus d'adopter des pratiques agronomiques qui diminuent l'importance du problème.
Quant aux variétés tolérantes à la cercosporiose, elles sont utilisées depuis 2 ans, et sur 40% de la sole. Elles sont une très bonne protection contre cette maladie.
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Retrouver la suite de l'interview dans l'Auvergne Agricole, N° 2355 du 2 septembre (page 5)
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