L'Auvergne Agricole 14 juillet 2011 à 10h33 | Par David Perret

Fdpl 63 Avenir laitier - Produire du lait, si c’est possible

Une actualité laitière chargée malgré la sécheresse et des choix à faire dans les exploitations pour leur avenir

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Passé le constat des conséquences de la sécheresse, les producteurs veulent s’attribuer de la lisibilité à moyen terme pour le développement de la production laitière. Le Conseil d’administration de la FDPL s’est réuni le 8 juillet à Aubière pour lister les pistes.

 

Marque Montagne : les souscriptions sont ouvertes !

Avec un potentiel de 130 millions de litres de collecte dont aujourd’hui 105 millions sont commercialisés principalement en Marque Distributeur, le lait produit en montagne est un tremplin pour les producteurs du Massif central. Pascal Servier, Président de la FDPL partage son enthousiasme : « Nous avons une réelle occasion de maintenir une économie sur nos territoires, de chercher de la valeur ajoutée sur nos produits (dont aujourd’hui ¾ sont sous-valorisés) et de développer une image appartenant aux producteurs. C’est un travail partenarial avec les laiteries dans un même objectif». Ce développement s’appuie sur une recherche marketing précise pour valoriser tous les produits laitiers issus des zones de Montagne. Concrètement, les producteurs de zone de Montagne (zone ICHN), quelle que soit leur laiterie, peuvent adhérer à l’Association des Producteurs de Lait de Montagne en échange d’une cotisation de 150 € par tranche de 100 000 L de quota. « Cet investissement permettra de lancer la Marque Montagne au Sommet de l’Elevage avec un premier partenariat, avec des produits disponibles en rayon pour le printemps prochain. Un retour financier sera prévu pour les investisseurs dans la Marque ». Pour adhérer, contacter les administrateurs FDPL ou la FDPL au 04.73.44.46.90.

 

Contractualisation et organisation des producteurs

S’impliquer dans le développement du produit est une première piste pour ancrer la production laitière dans nos territoires en vue de l’après-quota. S’assurer du traitement équitable des producteurs dans les différents contrats en est une autre. La FDPL veut que chaque producteur soit capable d’analyser le contrat qui lui est proposé. C’est pourquoi, après avoir sensibilisé les producteurs en janvier/février, elle est très favorable aux débats entre producteurs d’une même laiterie. Ces organisations devront être rassemblées au sein d’une entité régionale, laquelle sera agréée par l’Etat (respect de critères de taille minimum) avant d’entrer dans la phase de négociation. Dans l’immédiat, des échanges entre producteurs permettent de progresser sur des positions clause par clause. Selon les administrateurs FDPL, il ne faut pas signer de contrat tant que les négociations collectives ne seront pas terminées. En ce sens, les groupements de producteurs demandent un report des dates indicatives de retour des signatures auprès des laiteries.

 

Pourquoi produire plus ?

David Chauve, Secrétaire Général de la FDPL rapporte une question fréquente des producteurs : « alors que les charges augmentent et que les coûts de l’alimentation animale sont particulièrement prégnants, même si la production a plus de lisibilité en terme de prix, il est légitime de réfléchir à l’intérêt de produire plus ». Plusieurs cas démontrent qu’il n’existe pas de réponse valable pour tous, tant cela dépend de la santé financière de l’exploitation. Toutefois, la FDPL incite chaque exploitation à ne pas hésiter à produire plus et à demander des références supplémentaires si elle en est capable et/ou si elle a des projets de développement ou d’installation à terme.

Le Président de la FDPL explique que « nous devons être capables de chercher des volumes sur les bassins laitiers sous-réalisateurs pour assurer l’avenir de notre zone, quitte à en acheter. Faite votre demande, joignez vos justificatifs, les nouveaux critères du bassin laitier, étant cumulatifs, ne sont pas un frein à vos demandes ».

 

Demandes de références supplémentaires livraison et/ou vente directe pour la campagne 2011/2012

Les demandes complètes devront être transmises à la DDT au plus tard le 31 août 2011. Les formulaires sont disponibles auprès de la DDT ou sur internet à l’adresse suivante : http://www.puy-de-dome.equipement.gouv.fr/les-quotas-laitiers-a1318.html. Pour tout renseignement complémentaire, s’adresser à : Direction Départementale des Territoires - Site de Marmilhat - BP 43 - 63370 Lempdes - Tél. 04.73.42.14.49.

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